MaMA Festival 2018 : quel marathon automnal !

120 concerts, 10 salles, un arrondissement. Autant dire qu'il s'agissait d'un réel marathon de trois jours à travers le quartier Pigalle-Montmartre. 


Crédit Photo : Gaëlle Evellin
La neuvième édition du MaMA a réuni près de 6000 professionnels de la musique (tourneurs, artistes, producteurs, journalistes...) et plus de 5500 festivaliers les 17, 18 et 19 octobre.  Dès le matin, chacun avait son programme à la main pour être certain de ne rien rater, mais comme tout emploi du temps réglé à la seconde, il est rarement respecté. Ces petits écarts ont permis de découvrir une ribambelle d'artistes au détour d'une salle.

Le marathon commence sur les chapeaux de roues : rendez-vous à la Cantine de la Cigale, marche rapide sur le boulevard de Clichy et bises à chaque coin de rue... Côté live, la jeune Clio entre sur la scène du Bus Palladium pour chanter son amour pour le cinéma avec sa voix douce et voyageuse et ses mélodies accrocheuses. À quelques mètres, MNNQNS met le feu dans les sous-sols du Backstage By The Mill. Toujours aussi survoltés, les lauréats du concours Ricard Live Music transportent les festivaliers dans les rues de Cardiff avec leur post-punk. Cette première soirée se termine en beauté au Carmen avec Holy Two. Les spectateurs, venus en nombre, vivent un moment ensorcelant durant lequel le duo lyonnais fera découvrir son premier album Invisible Matters sorti en mai dernier via Cold Fame Records.


Un marathon de danse 


Le lendemain, découverte de House Gospel Choir à la Cigale. Un collectif d'une vingtaine de personnes investit la scène pour proposer une croisée des genres étonnante entre house des années 90 et 2000 et choeur de gospel. Réussi ! Pour continuer dans cette même veine, direction la Machine du Moulin Rouge où The French Beat Sacem invite I Love Techno. La soirée se débute doucement aux côtés d'Irène Dresel : sympathique, mais rien de bien transcendant. Plus haut, Arnaud Rebotini distille une techno brute et saisissante avec un jeu de lumière époustouflant.

Crédit Photo : Ben Pi

Un marathon exotique

Le vendredi soir, avant de rejoindre la Cigale bondée, rendez-vous au FGO Barbara pour Suzane. Ce concentré électro-pop séduit par les paroles issues des histoires du quotidien. Chacun peut s'identifier en enchaînant quelques pirouettes. Direction le balcon de l'ennemi de la fourmie pour découvrir Nili Hadida sans Lilly Wood and The Pricks avec son projet solo où les cuivres sont rois. La magie prend dès le premier titre, mais elle s'estompe aussitôt tant les morceaux se ressemblent. Ensuite la chaleur monte dans la salle lors de l'arrivée de Gaël Faye. Pour l'occasion, le franco-rwandais dévoile en live son nouveau morceau "Balade brésilienne" aux côtés de la divine Flavia Coelho. Quelques dizaines de mètres plus loin, Monsieur-Madame débute son set. Ce duo connu pour avoir représenté la France à l'Eurovision a réuni une flopée d'adeptes. Musicalement, rien de bien innovant même si la reprise de Mylène Farmer a su accrocher les oreilles de certains. Avant de quitter le temple de Blanche, une escale à la Chaufferie - sous-sol de la Machine - s'impose pour découvrir Smarty. Véritable star en Afrique de l'Ouest, le MC a motiver les festivaliers tout au long de son live où il nous conte les charmes de son pays. Mention spéciale pour cette dernière journée au retour d'Eagle-Eye Cherry. Connu pour avoir marqué la fin des années 90 avec son rock mêlé à de la pop-folk, l'artiste suédois vient présenter "Streets of You" après six ans d'absence.




En bref, un festival urbain complet où découvertes et têtes d'affiche se rencontraient dans les plus belles salles du nord de Paris. Rendez-vous l'année prochaine pour la dixième édition ?

Le + : les rencontres durant ce festival si particulier !

Le - : l'annonce de la fin du concert de Gaël Faye, mais bonne nouvelle il sera de retour à Paris le 5 décembre sur la scène de l'Olympia.






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