LOLLAPALOOZA 2018 : Superstars pop et électronique s'invitent à Paris

Pour sa deuxième année dans les couloirs de l’hippodrome de Longchamp, le #LollaParis, version française du célèbre festival américain régale sur tous les points. Cette fois, CBB s'attarde sur les pointures électro-pop du cru 2018.
Par Monsieur-Robs



Pour ceux qui connaissent la passion de Monsieur-Robs pour la pop savent ô combien ce weekend lui était favorable. Et ce, dès le samedi !  Dès 14h, c’est la jeune sensation suédoise Zara Larsson qui faisait son entrée. Des tubes d’une pop édulcorée et complètement mainstream livrés par cette blonde d’à peine 20 ans à l’énergie débordante. Accompagné de deux danseuses et de son band, c’est une heure de show très efficace, malgré quelques fausses notes, qu’on se réjouit de découvrir ici, notamment lors des tubes “Symphony” et “Ain’t My Fault” (le live est à découvrir ici !). Le groupe anglais Bastille aussi trouvera son public sur la grande scène vers 16h. Avec des hymnes pop-rock totalement dans l’air du temps, la formation emmenée par Dan Smith, vêtu d’un simple jean / t-shirt, ambiance la foule connaisseuse des plus grands titres, mais nous convaincra plus difficilement - la performance est globalement un peu fade.  La journée du samedi s’achève sur Depeche Mode qui monte sur scène avec l’énergie des premiers jours. Le leader Dave Gahan, 56 ans, enchaîne les tubes et les mouvements de bassins. Son attitude est incroyable et la voix est toujours là. Un immanquable de votre prochain festival !

Le dimanche aussi, c’est la pop vêtu des UK qui va nous régaler. Vous ne connaissez peut-être pas le nom de Jess Glynne, mais vous connaissez sûrement l’une de ses chansons. Accompagnée par des choristes gospel, son band et un trio de cuivres, l’artiste est aussi electro-pop que soul dans sa performance, et les titres “I’ll be there for you” et “Take me Home” font mouche auprès du public. Et puis là… DUA LIPA. Devenue en quelques mois la nouvelle reine de la pop internationale, l’artiste était notre must-see du week-end. Vêtue d’une robe en tulle bleu et avec l’aide ses choristes, musiciens et danseurs, Dua Lipa nous impressionne comme prévu. Et même plus que ça ! Un style de danse unique, une voix puissante et globalement maîtrisée, sa personnalité seule envoûte le public de fans. Le manque d’interactions avec le public est largement rattrapé par son sourire intact, son énergie communicative et l’efficacité de ses hits planétaires - de “IDGAF” à “New Rules” en passant par “Be the One”. On dit oui ! 

Et on dira également oui à Years & Years du côté de l’Alternative Stage. Olly Alexander, leader du groupe, est solaire (et ce n’est pas le soleil qui cogne qui nous contredira). Il s’accompagne de quatre danseurs aux talents uniques. Break, pop, contemporain, tribal - tous les styles et univers y sont représentés et la scénographie nous emmène dès les premières secondes dans l’univers mystique de Palo Santo, leur dernier album. C’est le sourire vissé jusqu’aux oreilles que Olly, tout comme le public, va enchaîner les titres “Sanctify”, “If You’re Over” ou “King”. On en redemande ! 


La musique électronique n'est pas en reste  


Un week-end chargé, me direz-vous ? Oui, car en plus des nombreux artistes pop à ne pas manquer, nous n’avons pu nous empêcher de nous défouler du côté de la scène électronique sur de nombreux artistes.  Le samedi, c’est Paul Kalkbrenner qui débute les hostilités de la Perry’s Stage. Sous la poussière montante, le king allemand délivre un set résolument sombre comme il sait bien le faire. Pas d’albums à l’horizon, mais le monsieur nous régale - et les effets visuels de la scène confirme le plaisir ! Et le plaisir électronique se reactivera à la toute fin de cette première journée avec The Blaze. Les deux cousins français, d’abord dissimulés dans une boite géante lumineuse, vont faire vibrer les rescapés du festival avec leur électro-pop à la fois planante et sombre. L’univers musical et visuel est unique et nous fait danser les yeux fermés jusqu’à la dernière note. Un plaisir musical, visuel et presque sensoriel complètement parfait. 

La deuxième journée, c’est Krewella que nous découvrons...avec étonnement. Le duo d’Américaines propose un set mêlant la dance 90s, la pop, et les breaks plus agressifs. C’est globalement improbable et peut-être un peu cheap, mais bizarrement, cela ne nous empêchera pas de danser tout le long du set. Plus musical et pourtant bien plus dansant, c’est Parov Stelar qui sera notre belle surprise de cette journée. Inclassable entre la pop, le jazz, l’électronique, la formation de Marcus Füreder nous captive ; notamment, grâce à la performance vocale de la chanteuse et des musiciens de talent présents. Une heure où nous ne pourrons pas nous arrêter de danser, de chanter et de partager la joie des artistes sur scène. Nous achevons le festival sur Excision. Nous manquerons Gorillaz (quelle idée !) pour le live de techno ultra-violent de ce DJ canadien. Agressif, presque un peu trop, mais nous décidons quand même de donner nos quelques restants d’énergie à danser comme des ravers dans un champ. 

Lollapalooza, un festival ou tout le monde se régale.

Plein d’appréhension sur ce nouveau venu dans les festivals parisiens, nous serons agréablement surpris. Les prix exorbitants des billets ne mettent pas en valeur ce festival ou fluidité, pointures musicales et bonne ambiance sont de mises. À date, notre favori dans la course aux meilleurs festivals de 2018. 

Et vous, on vous y voit l’année prochaine ?








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