WE LOVE GREEN 2018 : 38 000 PAS AU COMPTEUR !

Le week-end du 2 et 3 juin dernier, une bonne partie de la hype parisienne s’était donnée rendez-vous dans le Bois de Vincennes pour vivre des moments musicaux uniques. Un peu plus de 74 000 festivaliers pour une édition ensoleillée… et quelque peu encombrée. Monsieur-Robs, vêtue de ses plus belles baskets, nous raconte, pas à pas, son samedi au vert.


Premier pas. Après avoir marché un peu plus de dix minutes pour atteindre le festival, il est 15h30 quand nous arrivons au festival. Un petit tour du propriétaire nous permet de voir que le lieu n’a pas changé, à l’exception d’une scène ; la canopée ; qui s’est ajoutée. 1 912 pas. Angèle monte sur la grande scène vers 16h00. La sœur de Roméo Elvis, qu’on ne présente presque plus, livre avec bonne humeur ses titres devant un parterre déjà bien rempli. Une ambiance encore limitée sauflorsque débute son succès « Je veux tes yeux ». Quelques titres nous suffisent pourtant et nous partons du côté de la Canopée. 3 116 pas. C’est Vendredi Sur Mer qui y délivre une pop moderne et lancinante. Accompagnée par un duo de danseurs très énergiques, la demoiselle donne beaucoup sur scène jusqu’à en faire « Faire pleurer les garçons », peut-être ? Une très belle découverte de ce samedi.

4 806 pas. Ibeyi, quand a elles, commencent à la Clairière. Une énergie positive et communicative se diffuse grâce aux titres world pop très fédérateurs des deux sœurs. La foule est déjà bien massive, ce qui rend difficile l’accès à la scène. Et elle sera deux fois plus dense lorsque Lomepal monte sur scène. C’est sur écran que nous verrons le jeune belge donner tout sur scène, emmené par un public complètement accro. Sa voix est forte, presque énervée, ce qui donne une tout autre dimension aux titres qu’il propose. Une performance qu’il ne fallait pas manquer.
6 350 pas. Autre scène, autre ambiance avec Dixon qui va nous ambiancer comme il faut pendant près de 2 heures. C’est même notre diner à la main que nous profiterons de son set toujours aussi efficace. Même les enfants semblent apprécier. Mais c’est de retour à la Canopée que nous allons vivre notre moment de ce festival. 8 234 pas. Jorja Smith, à peine 21 ans, et accessoirement protégée de Drake, entre en scène. Bombesque dans sa robe 30s orange, la demoiselle va nous épater plus qu’il n’en faut. Alors que l’album sortait 5 jours après le festival, nous le découvrons en avant-première. C’est musicalement jazzy, soul et soft r’n’b comme on aime, et surtout la voix de la demoiselle est incroyable ; un peu Alicia Keys et Amy Winehouse en même temps, la nonchalance nous fait craquer encore plus. Bref, la ré-vé-la-tion WLG2018.
11 002 pas. Nous aurons la bonne idée de quitter Jorja Smith pour Orelsan. L’idée aurait pu être bonne si 20 000 personnes n’avaient pas eu la même. Impossible d’entendre quoi que ce soit à près de 100 mètres de la scène – avec aucun écran pour voir l’artiste – nous déciderons, au bout de 2 chansons d’abandonner le show. 12 206 pas. Nous laisserons plutôt The Black Madonna nous transporter avec sa house magnétique et toujours très mélodique. Le public s’est quelque peu réduit, nous avons enfin de la place pour profiter du set et danser pour faire honneur à la madone.
14 554 pas. C’est Jamie XX qui clos le bal. Malgré des débuts de set étranges ; qui mélange du rap français et de la cheap pop, le jeune homme se reprend dès la 20eminute pour nous délivrer un show planant et dansant à souhait ; pas aussi efficace qu’en présence de The XX mais suffisamment pour nous permettre de terminer le festival en beauté.
17 000 pas au compteur de cette journée bien remplie. Les plus motivés se dirigent du côté de la Villa Schweppes, nous choisirons d’aller reposer nos pieds déjà bien usés pour profiter au mieux du lendemain – et atteindre 38 000 pas.

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