[REPORT] Pigalle s’emballe pour le MaMA Festival #7

Pendant trois jours, les salles les plus mythiques de Pigalle ouvraient leurs portes au MaMA Festival. Une septième édition pleine de jolies découvertes musicales. Reportage, avec Monsieur Robs, au coeur de l’événement.


Par Monsieur-Robs 

Mercredi 18 octobre

Munis de nos meilleures chaussures de marche, nous arrivons à Pigalle vers 19h30 et rejoignons, pour commencer, le Bus Palladium. On y découvrira Clara Luciani. La jeune et (très) jolie chanteuse présente son Monstre d’amour et délivre une prestation entre chanson française, et son cliché de chansons d’amour vintage, et le rock garage. Préparés à être ennuyés, nous serons plutôt surpris par sa belle présence scénique et une voix planante. 

Nous passons une tête au Carmen pour découvrir Flèche Love dont le titre “Umusuna” nous avait tenus tout l’été, mais le monde nous décourage rapidement. Une petite balade dans Pigalle et alors vient : Adam Naas. Nous avions déjà craqué pour son EP éponyme, son live du côté du Carmen nous achèvera totalement. Moins d’une heure où l’artiste, pourtant d’une timidité presque maladive, va enchanter le public de ses productions pop et de sa voix haut perchée. La révélation de ce premier soir. 

Pour terminer la soirée, nous passerons au Folie’s Pigalle où s’enchaînent les têtes d’affiches électroniques : des très disco Jean Tonique et Etienne de Crecy au roi du voguing Kiddy Smile, la soirée se poursuivra donc en dansant.

Crédit Photo : Monsieur-Robs

Jeudi 19 octobre 

Fatigués de la veille, mais encore plus motivés par la programmation de ce deuxième jour, nous débutons du côté de la Cigale avec ALB. C’est la première grosse surprise de la soirée. Le duo dévoile un set d’électro-pop chanté très dansant et surtout très visuel. Accompagné par un écran géant rempli d’animations décalées (Emojis, vidéos...) et d’instruments lumineux, le show se regarde autant qu’il s’écoute. 

Et puis Killason. Nous l’avons découvert à Rock en Seine puis redécouvert à plusieurs reprises à Paris. Derrière un look et une attitude très US se cache pourtant un garçon de 22 ans originaire d’Angers. Pendant plus d’une heure, l’artiste est seul en scène et maîtrise son show : il rappe à la vitesse de la lumière sur des productions (par lui, évidemment) acérées et sombres, il place quelques couplets chantés avec belle maîtrise et surtout danse avec une énergie qu’on ne connaît qu’à peu de rappeurs (surtout en France…). Le point négatif ? Son corps d’athlète pourrait presque nous faire perdre le fil du live… Une performance unique qui nous fait dire que vous entendrez de plus en plus parler de Killason. On peut le dire comme ça aussi : Killason, on t’aime. 

Crédit Photo : Monsieur-Robs 


Vendredi 20 octobre.

Le troisième jour débute dans une Chapelle (celle du Lycée J.Decour) ou la jeune Naya est déjà sur scène. Jeune, c’est le cas de le dire puisque cette finaliste de The Voice Kids France vient d’avoir 17 ans. Accompagnée de sa guitare et de ses sonorités pop-folk, la demoiselle livre une performance très intéressante, guidée par une voix bluesy, douce et surtout si mature pour son jeune âge. Mystique et pop comme on aime ! 

Quelques minutes plus tard, nous passons au Backstage by The Mill pour voir le live perché de Corine. La musique est étrangement entrainante, la chanteuse énergique, mais la voix ne suit pas et les chansons beaucoup trop décalées pour nous plaire. Nous laisserons le public plutôt motivé s’amuser avec l’artiste pour rejoindre la Cigale. 

Terminer ce MaMA festival sur Panda Dub ne pouvait pas mieux tomber. Le sol en bois de la Cigale va trembler comme jamais tant l’énergie sera bonne dans le public. Le jeune homme délivre un set tout aussi bon qu’à Rock en Seine et n’hésitera pas à dépasser de quelques minutes son créneau pour nous faire plaisir. Eh oui, ça nous fait plaisir. 

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Crédit Photo : Monsieur-Robs

Faisons le bilan !


Trois jours de découvertes et redécouvertes sous le signe de la diversité : autant dans la musique que dans la notoriété des artistes du programme. Quelques bémols principalement liés aux lieux d’accueil (Le folie’s Pigalle qui refuse l’espèce -sauf si l’appoint- et qui refuse la carte -en dessous de 12 euros ; le Carmen qui refuse l’entrée…) pourraient gâcher l’expérience, mais l’événement reste l’un de nos petits chouchous parisiens.


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