[REPORT] Awa Ly @Flow

En mars 2016 sortait « Five and a Feather », le nouvel album de Awa Ly. La demoiselle d’origine sénégalaise et exilée en Italie, y dévoile un univers jazz teinté de soul et de pop. Après un passage réussi au Café de la Danse il y a quelques mois, elle revient au Flow pour un concert d’exception. Casse Bon Bon est définitivement conquis.






A 20h30 pile, alors que la salle déjà remplie se voit complétée de quelques retardataires, la jolie Awa Ly entre en scène. Accompagnée par une team de musiciens toujours aussi bons, la demoiselle va monter d’un cran le niveau de la classe soul. Près de deux heures spectacles ou les sons s’enchaînent. De l’anglais au français en passant par l’italien, la chanteuse envoûte un public déjà conquis avec sa voix chaude. 

Même si les balades sont nombreuses, elle n’oublie pas de faire le show : Awa Ly gratifie le public de mouvements de hanches remarques et même de quelques jetés de cheveux, la chanteuse s’amuse sur scène. Pendant « Doum Doum Doum », la jeune femme s’approche du public pour le faire chanter avec elle, la participation est exemplaire, tout le monde y va de sa petite note et c’est beau à voir.



Alors que « Sunflower » semblait être le moment le plus marquant et doux du concert, l’artiste va surprendre le public. Avant d’interpréter « Here », son dernier single, l’artiste prend quelques minutes pour en expliquer le concept. Le titre parle du sujet des réfugiés, notamment ceux décédés au large de Lampedusa (Italie) et est un duo avec Faada Freddy. Mais l’artiste a également partagé avec plusieurs artistes touchés par le sujet et le titre. Elle fait donc plaisir au public en appelant sur scène Ben l’Oncle Soul, Regis Cole, Nawel Ben Kraiem et Pascal Danaé, son ami et producteur de « Five & a Feather ».

Un moment unique : cinq en scène, à chanter une version mêlant anglais, français, créole et arabe pour 10 minutes de pur plaisir partagé avec le public. Celui-ci reprendra par la suite en cœur « Help You Out », le premier single de la chanteuse pour cet opus avant que la demoiselle ne nous achève de talent avec « Take my Hand » où elle n’hésitera pas à serrer plusieurs dizaines de mains dans l’assemblée.

Les mains se touchent, la voix nous touchent, une touche de bonheur au Flow ce soir-là.


Monsieur-Robs


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