[REPORT] Festival : Solidays 2016

La 18e édition de “Solidays” se déroulait à l’Hippodrome de Longchamp ce week-end du 24 au 26 juin. L’évènement, organisé par l’association Solidarité Sida, a vu passé plus de 200 000 spectateurs pour des dizaines de concerts. Avec un peu de retard, Monsieur-Robs revient sur ce week-end festif & important.



Crédit Photo : Monsieur-Robs

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Vendredi.

Alors que nous préparons nos plus belles tenues de festival, à base de kimono, de bandeaux fleuris et de make-ups indiens, la fille d’attente se profile. Nous l’esquivons par chance, mais nous retrouvons à l’intérieur des amis qui attendaient depuis déjà deux heures. Les mines ne semblent pas ravies pour ce début de festival. Le week-end s’ouvre avec M83. La foule est encore assez éparse lorsque le jeune beatmarker s’empare de la scène Bagatelle. Son electro-pop venue d’une autre planête va enchanter les centaines de festivaliers dans un mouvement lent et gracieux. Parfait pour ouvrir notre festival à nous !


Bloc Party -  Crédit Photo : Monsieur-Robs
Flume, l’évènement de la soirée pour beaucoup, sera aussi la plus grande déception de l’équipe. Un set qu’on imagine intense et qui sera finalement plutôt mollasson et sans les belles envolées qu’on attendait. Le public restera jusqu’à la fin, nous non. A l’inverse, belle surprise du côté du Dôme avec Bloc Party. Les anciens, menés par Kele Okereke, proposeront une performance survoltée avec ce rock efficace à souhait. On adore ! Alors qu’une grande majorité du public se dirige vers la scène Paris pour y voir DJ Snake, c’est le Nova Mix qui gagnera nos faveurs avec le dj set électronique aux accents africain de Pouvoir Magique. Le public est au rendez-vous, les mouvements du bassin aussi.


Boys Noize -  Crédit Photo : Monsieur-Robs
La soirée se terminera pour nous au Dôme avec Boys Noize. Sous une tonne de fumigène, le DJ allemand va délivrer un set parfait : les montées se veulent progressives et l’explosion massive, c’est une performance taillée pour transporter la foule.

Samedi.

Les tenues sont toujours colorées, les yeux déjà un peu cernés mais le jour numéro 2 commence sous de très bons hospices avec l’arrivée de Broken Back. Le beau breton, accompagné de son batteur, va enjouer la foule de sa pop chill et dansante, notamment grâce à son désormais célèbre “Halcyon Birds”.


Keziah Jones - Crédit Photo : Monsieur-Robs
Après un passage éclair devant ALLTTA, le projet électronique et hip-hop de 20syl (C2C) et du rappeur américain MR. J. MEDEIROS, très efficace d’ailleurs, nous fonçons voir Keziah Jones. Drapé d’un grand châle orange, l’artiste sera à la hauteur de nos espérances avec sa voix soul et son univers unique entre rock, funk & jazz. Quelques problèmes de sons viendront ponctuer malheureusement la prestation mais la présence de Selah Sue sur l’un des titres ravira toute l’assemblée.

Et la belge montera sur la scène Paris quelques minutes après. Un moment unique, probablement notre coup de coeur de cette journée. Pendant une heure, sa voix éraillée mais si puissante va nous ravir. Des capotes gonflés en ballon au dessus du public la fera sourire, le public également, et la performance sur “Alone” et “Raggamuffin” confirmera notre amour pour la belle demoiselle.

Les pattes éreintées, nous laissons le festival se poursuivre sans nous.

Dimanche.
Déjà la dernier jour et c’est par Louane que la journée commence. Un public jeune et enthousiaste de voir la jeune artiste qui annoncera pour l’occasion les scores du match de foot des bleus contre les irlandais.

Viendra alors notre moment favori de ce festival : Le passage d’Ibrahim Maalouf sur la scène Paris. Le jeune trompettiste va délivrer une performance unique de son répertoire mixte. De la pop, des pointes d’électro, de rock et de soul pour enchanter le public et l’équipe de CBB. Un régal ! Également un 10/10 pour la jeune Jain, révélation musicale française de ce début d’année. Vêtue de sa petit robe noire, la belle demoiselle fera le plein. Une heure de pop, la jeune artiste maîtrisant sa voix, sa boite à rythme et les mouvements des bras du public à la perfection.

Alors que nous avons la bonne idée de pourrir notre tenue festivalière pour voir la Color Party, c’est au tour des légendes de Cypress Hill d’enflammer le festival. Un public clairsemé mais fidèle au poste pour re-découvrir les tubes du trio comme “Insane in The Brain”. Un live plutôt efficace.

La journée du dimanche et le festival s’acheveront pour l’équipe avec Petit Biscuit. La scène du Cesar Circus sera le mauvais choix stratégique du week-end, le public dépasse très largement la tente pour voir le jeune prodige. Planant à souhait, c’est une révélation que nous n’oublierons pas.

Monsieur-Robs


Retrouvez le report de Solidays 2015 

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