[REPORT] Beyoncé au Stade de France

Beyoncé, la superpuissance pop, foulait la scène du Stade de France ce 21 juillet. L’occasion de montrer au public français qui est la reine. Un spectacle qui explose encore dans la tête de Monsieur-Robs.
Crédit Photo : Monsieur-Robs


Dès l’arrivée dans le stade, la folie des grandeurs n’étonne personne. Un cube blanc d’une quinzaine de mètres est posé au centre de la scène. On découvre alors que la scène réservée aux premières parties se trouve sur la droite de la structure ; à peine quelques mètres carrés. L’occasion de rappeler que la reine de la soirée, c’est elle.

Une, deux… Non. Six premières parties !
A 19h10, c’est Ingrid qui entre en scène. Signée chez Parkwood Entertainment (qui appartient à Beyoncé, hum) et malgré un rap au flow redoutable, le public n’accroche pas. A l’inverse, Chloe x Halle, duo composé de deux soeurs également signées chez Beyoncé, motive le public. Entre pop, Rnb, électro et sonorités africaines, les demoiselles ont déjà un son bien à elles et surtout des voix maîtrisées. On aime beaucoup.

Improbables, s’en suivront les passages des Twins (ex-danseurs de Beyoncé) sur du rap sans intérêt, de Chris Cab, Youssoupha et Black M. Le seul avantage, c’est que l’attente se fera moins longue.

Crédit Photo : Monsieur-Robs


“Let’s get in Formation”
21h, le carré géant s’anime. Alors qu’il tourne sur lui-même, des images en pagaille y apparaissent, des bribes de sons se font entendre. Vêtue d’un body noir & d’un chapeau géant, la bombe Queen B sort du sol.

“Formation”, le premier titre de son dernier album, débute le show. Accompagnée d’une douzaine de danseuses, la chanteuse va alterner titres up-tempo et les balades qui ont fait son succès, sans oublier les titres aux sonorités minimalistes de son dernier album “Lemonade”.

La chorégraphie enragée de Run The World fera lever les poings du public, les envolées vocales de Me, Myself & I et de 1+1 dresseront les poils et les mouvements capillaires de Baby Boy feront mouche. La sauce Beyoncé, la même depuis bientôt 15 ans, est efficace, c’est un fait. Certains critiqueront d’ailleurs ce manque de spontanéité, et parlent d’un spectacle trop calculé. Mais à ce niveau de performance, peut-elle faire autrement ?

Crédit Photo : Monsieur-Robs

“Freedom, Cut me loose !”
Pour cette tournée, pourtant, ose des folies qui ne sont pas pour nous déplaire. D’abord, avec ce cube géant projetant le spectacle, Beyoncé pense à son public, qu’il soit proche ou éloigné ; à chaque seconde du show, elle lui donne l’occasion de voir tout ce qui se passe, on approuve !

Par ailleurs, cet écran donne l’occasion, lors changements de costumes, de découvrir des transitions filmées. Constituée d’extraits de clips, de vidéos personnelles et du mini-film “Lemonade”, associé à l’album, ces vidéos font presque oublier le temps d’attente entre chaque chanson tant elles sont incroyables. La chanteuse, à de nombreuses reprises et c’est une première, restera d’ailleurs sur scène pour se désaltérer ou se remaquiller, et c’est plutôt agréable de voir que finalement, Beyoncé, serait presque humaine.

Who run the world ? BEE
Alors que Mrs. Jay-Z propose un mélange parfait entre la version originale de Crazy In Love et sa version suave de 2014 (extrait de Fifty Shades of Grey, ndlr), nous pensons avoir trouvé le moment le plus fou du concert. C’était sans compter sur la fin du show. Comme lors des BET Awards, alors qu’un bassin d’eau s’ouvre sur scène, elle va présenter Freedom dans une chorégraphie folle, humide mais complètement efficace. Une performance inoubliable.

Le coeur du public s’arrêtera presque lorsque Queen B, les cheveux trempés et toujours dans son bassin, va enchaîner sur un mash-up de folie entre End Of Time et Grown Woman afin de clôturer le spectacle avec Halo, seule en scène.

2h de show. 7 tenues. 35 chansons. 75 000 fans. Oubliez tout le reste, Beyoncé run définitivement the world.


Monsieur-Robs


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