[INTERVIEW] Faada Freddy à l'Ardèche Aluna Festival

Alors que le second jour du festival touchait presque à sa fin, nous avons rencontré Faada Freddy en sortie de scène. L’occasion de parler du festival mais aussi de ses choix musicaux et de ses moments marquants.



Bonjour, Faada Freddy ! Vous sortez de scène à l’instant. Comment avez-vous vécu cette scène de l’ALUNA FESTIVAL ?

C’est un bonheur absolu de faire un festival où tout le monde bouge, tout le monde partage, dans la paix. Tous ces gens, qu’importe d’ou ils viennent, quoi qu’ils fassent, viennent pour s’amuser ensemble.

Un rituel spécial avant de monter sur scène ?

Avec tous les musiciens, on se retrouve, juste avant le show, et on se fait un grand hug, juste avant de monter sur scène. Et personnellement, je prie avant chaque show pour que tous ceux qui viennent nous voir arrivent et repartent en paix. C’est le plus important pour moi.

Vous sortez d’une très longue tournée. Un moment marquant à nous faire partager ?

La scène partagée avec Yannick Noah et Johnny Halliday, aux Francofolies de la Rochelle, évidemment, ça m’a beaucoup marqué. Mais cette scène de ce soir aussi, c’est encré, c’était un très beau moment. Mais il y a eu beaucoup de festivals, je pourrais pas tous les citer. Il y a tellement de gens merveilleux que j’ai rencontrés. Très honnêtement, c’est pratiquement tous en fait. 

Hier, par exemple, nous avons joué à Sète, et il y avait un enfant atteint d’une maladie qui l’empêche de se tenir très longtemps debout. Et les parents nous ont contactés pour dire que c’était la première fois qu’ils voyaient l’enfant se tenir debout pendant près de deux heures, pendant le show… Et pour moi, ça, c’est ce qui rend un concert incroyable, quand quelqu’un peut oublier sa maladie et qu’on ne voit plus sa différence.

Et vous aimez reprendre des chansons d’artistes pop, presque mainstream, notamment Sia ou Black Eyed Peas pendant vos lives. Pourquoi ces choix ?

Sia, c’était simplement parce que j’adore le morceau. Mais pour Black Eyed Peas, c’est parce que j’aime le hip hop. Je viens d’un groupe qui s’appelle Daara J Family, c’était l’occasion pour moi de vivre un moment de kiffologie avec le public et puis se taper un bon délire avec les musiciens, c’est pour le fun, la folie. Ce sont des minutes où on ne se pose pas de question. C’est important, parfois, de reposer son esprit, son coeur. Ma démarche, c’est de joindre l’utile à l’agréable, c’est ce qu’on appelle de l’édu-tainement, éducation et entertainment, j’essaye d’allier les deux.

Il y a quelques mois, nous avons rencontré Awa Ly, que vous avez invité à plusieurs reprises sur vos concerts et avec qui vous avez partagé un duo sur son album. Vous nous en parler ?

Elle est magnifique ! Je l’adore, c’est l’incarnation de la grâce, sa voix soul et jazzy, j’adore. Pour moi, c’est une Ella Fitzgerald des temps modernes. Elle a toute la classe. C’est un privilège d’être sur son album, de la croiser de temps en temps et de chanter avec elle, même en coulisses. Pour moi, c’est une soeur.

Tout votre premier album est fait sans instruments, uniquement avec les corps et les voix. Comment allez-vous travailler sur le prochain album ?

C’est un dilemme ! Je suis partagé entre l’envie d’utiliser des instruments de récupération que j’aime beaucoup, et évidemment, continuer de faire des percussions corporelles, a cappella. Je pense faire un compromis des deux.

Propos recueillis par Monsieur-Robs et Alice Cusack 

Retrouvez les reports de l'Ardèche Aluna Festival  : DAY #1 - DAY #2 - DAY #3 

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