[REPORT] Christine and the Queens @Badaboum

26 novembre 2015, Christine and the Queens au Badaboum

Depuis plus de deux ans, Christine and The Queens réjouit les français de sa pop moderne et minimaliste. Un succès étonnant pour la jeune nantaise Héloïse Letissier qui dépasse avec son album  Chaleur Humaine les 500 000 ventes dans l’hexagone. Elle était au Badaboum le 26 novembre pour une dernière date française en 2015, Monsieur-Robs y était. Un entertainment de haut vol.



Crédit Photo : Monsieur-Robs
Une “half-lady” à la voix d’or
Après quelques minutes d’entretien en compagnie d’un des animateurs de Virgin Radio (partenaire de l’évènement) l’artiste entre en scène. Vêtue d’un blaser masculin et d’une chemise oversize, la jeune Nantaise va immédiatement envoûter le publi grâce à sa voix unique. On découvre notamment tout l’étendu du talent de la chanteuse sur le mash-up Kanye West/Christophe sur “Paradis Perdu” qui permet de belles envolées lors des refrains et des couplets de nuances.


Les chorégraphies “Science-fiction”
Par la suite, Christine sera rejointe par deux danseurs, petite salle oblige, sur plusieurs titres. Sur les désormais célèbres “Christine” mais également sur “Science-Fiction”, nous aurons le plaisir de découvrir (ou redécouvrir) les chorégraphies mécaniques, modernes à souhait, qui ont fait en partie le succès de la chanteuse. Mélange de street-jazz, de hip-hop et de danse contemporaine, le style unique donne une dimension incroyable à chaque titre, et les danseurs nous gratifieront également, à plusieurs reprises, de courtes improvisations impressionnantes du plus bel effet. On retiendra par ailleurs le très électronique “Intranquilité”, l’un des titres présents sur la réédition de “Chaleur Humaine” qui fonctionne tout particulièrement en live grâce à une chorégraphie complètement enragée, on aime.


La véritable “Chaleur humaine”
Une image froide, c’est ce qui s’était dégagé de son dernier passage à  Fnac Live en juillet 2015, des blagues attendues et des remerciements peu sincères. Mais cette performance au Badaboum inverse tout. L’artiste va enchaîner les blagues vaseuses et les contacts avec son public. L’effet “petite salle” probablement, mais lorsqu’elle parle de ses baskets qui grincent sur le plancher de la scène ou qu’elle lance une rumeur quant à sa possible masculinité, Christine est drôle et sincère, c’est indéniable.


And the Queen is Christine
Christine and The Queens, ce personnage créé par la jeune Héloise Letissier, termine son show sur “Loving cup” un titre dansant ou elle invite le public à devenir la diva qu’il souhaite, une Beyoncé ou une Adele pour ne citer qu’elles. Un spectacle mémorable, unique en son genre, et c’est ça aussi Christine and the Queens, un mélange des genres, entre homme et femme, entre masculinité & drag-queenité. Une parenthèse temporelle dans une pop hybride qui touche l’électronique et le hip-hop du bout des ondes et qui se marie parfaitement à la danse dans tous ses états. Christine and The Queens casse les barrières d’une chanson française parfois trop sage. Si les américains ont Madonna, nous avons désormais Christine.


Monsieur-Robs

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