[CHRONIQUE] “25” d’Adele - Que vaut ce troisième opus ? [1/2]

C’est probablement l’album le plus attendu de l’année. En deux albums et près de 40 millions de ventes, la jeune et talentueuse Adele a mis le monde à ses pieds. Après 3 ans d’absence, elle revient avec “25”, un 3ème opus qui évolue avec la chanteuse. Qu’en pense Monsieur-Robs à la première écoute ?
Pochette Alasdair McLellan



25 s’ouvre sur Hello. Dépassant les 450 millions de vues sur Youtube, le premier single  est un succès planétaire. Balade d’un amour perdu aux couplets minimalistes et mélancoliques, au refrain puissant, le titre reprend les codes de la chanteuse et s’ecoute facilement en boucle. Équivalent du très pop et très ironique Rumour has it, le titre “Send my love (to your new lover)” montre Adèle sous un jour moqueur, elle dit envoyer de l’amour à la nouvelle compagne de son ex, en espérant qu’il la trompera aussi bien qu’il l’a trompé, c’est pour le moins osé. Mais le titre produit par Max Martin, est une réussite, notamment le refrain. En s’inspirant de l’univers de Sia ou de Florence and The Machine avec des beats très présents et des sonorités quelques peu engoissantes, I miss you est probablement l’un des plus beaux titres de l’opus et qui devrait, je pense, trouver sa place dans la liste des singles suivants tant son efficacité est immédiate.





Le second single, “When we were young”, dont les paroles manquent un peu d’originalité (“it was just like a Movie, just like a song… When we were young”), est une balade sobre et efficace qui met en valeur la voix puissante et nuancée de la chanteuse. Proche de Don’t you remember, le piano-voix “Remedy” devrait en émouvoir plus d’un, la chanteuse semble s’adresser à ses auditeurs directement en indiquant que l’amour peut être leur remède, on approuve. Dès la première écoute, “Water under the bridge” nous amène immédiatement à l’univers de 1989, le dernier album de Taylor Swift, notamment aux titres “Out of the Woods” ou “Style”. Produit par Greg Kurstin, l’un des producteurs de TSwift, le titre entraînant et pop-moderne à souhait colle parfaitement à la peau d’Adele. S’inspirant directement de son enfance dans le nord de Londres, “River Lea” est un titre où les chœurs (tous réalisés par Adele) omniprésents et l’orgue d’église plongent directement l’auditeur dans un univers gospel et met en valeur de manière différente la voix de la chanteuse, et ce n’est pas pour nous déplaire.





Balade de rupture sauce Adele, si “Love in the darkn’apporte pas grand chose à l’album, l’artiste relatant encore ses amours brisés, elle pourrait peut-être prendre de l’ampleur en live. Critique mélancolique de son statut de superstar de la musique, le titre Million years agoest un très beau voyage  à la guitare. Un mélange étrangement réussi entre un “My all” de Mariah Carey et certains titres acoustiques d’Amy Winehouse, c’est pour moi, avec “I miss you”, le meilleur titre de cet opus, tout en retenue. S’en suit “All I ask”, hommage discret aux power balads de Whitney Houston, qui ne retiendra pas mon attention, même après plusieurs écoutes. L’album se conclut sur “Sweetest devotion”, un titre country-folk (qui n’est pas sans rappeler l’univers d’Alanis Morissette) emmenant 25 vers une fin heureuse puisqu'il s’agit d’une déclaration d’amour infinie de la chanteuse envers une personne : son fils. Une belle manière de conclure l’album.


Sur cet opus trop court, Adele prouve son habilité à produire des balades populaires en puissance avec Hello, Sweetest devotion ou I miss you. Elle fait malheureusement l’erreur de la facilité sur certains titres comme All I Ask ou When we were young. Mais c’est l’évidence, l’album s’écoute en boucle et restera en tête pour les mois à venir. Pour comprendre les clés du succès, rendez-vous dans la suite de notre dossier sur Adele.

Monsieur-Robs
Les clés du succès d'Adèle par Monsieur-Robs












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