[REPORT] WE LOVE GREEN 2015

Ce dernier week-end de mai lancait la saison des festivals 2015 avec le festival éco-responsable We Love Green. 
Récit. 




DAYONE - Samedi 30 mai 

Passage par Porte Maillot ? Pont de Neuilly ou les Sablons ? Le choix est cornélien, un bus 244 plus tard des bénévoles attendent une partie du public à l’arrêt « Bagatelle-Pré Catelan » la sommant de descendre à l’arrêt suivant résultat : une vingtaine de personnes se retrouvent avec un mois d’avance à Solidays (Hippodrome de Longchamp). Une jeune fille regrette le manque de signalisation pour rejoindre l’entrée mais après quelques allers-retours, le check-point apparaît. 

L’entrée se fait rapidement, les premières notes d’Allah Las transportées par l’air annoncent un délicieux début de festival sous un soleil enchanteur. 
Le public est conquis, les danses se multiplient et en transportent quelques-uns dans les années 70 au cœur de la Californie. Une belle représentation de  Worship the Sun en cette fin d’après-midi fiévreuse. 

« People and Planet »
18h15 annonce l’arrivée de Seun Kuti, plus jeune fils de Fela Kuti. Le public peine à se lâcher malgré quelques haussements de genou à droite et de tête à gauche. La chaleur en laisse quelques-uns s’allonger sur l’herbe pendant que la scène accueille nombreux choristes et musiciens, l’afrobeat stimulant convainc et se conclut  sur un discours de l’artiste sur l’avenir de la planète. 
Pour l’occasion, la « place de marché sociale » Wine Republic était conviée pour proposer une gamme de vin originale et peu connue du grand public, l’attente est brève et les barmans sympathiques. Au revoir le Pays d’Oc pour des vins plus gouleyants. 

« Nobody Move »
Suite à la dégustation, la balance d’Hanni El Khatib se fait entendre, l’Américain en plein jet lag commence son set avec des titres issus de son dernier album Moonlight, le public est timide malgré les tentatives de « Come Alive  » d’entraîner l’assistance. Peu sont ceux qui se laissent aller aux guitares langoureuses, nombreux ne sont pas convaincus par la prestation du californien mais CBB en passionné de « Yanni » ressort du concert, le sourire aux lèvres. 

Les festivaliers aux couronnes de fleurs de 2014 se troquent contre des familles à poussettes et bambins à casques. L’ambiance n’est pas survoltée mais amusante, les sourires ne quittent pas les visages jusqu’à la dernière minute de ce premier jour. Django Django a divinement représenté son deuxième album Born Under Saturn, les danses s’affolent, les refrains sont vibrants, chacun se laisse aller à l’écoute de dance-music parfaitement maîtrisée par le quatuor britannique. 

Les bons ingrédients de la recette Christine
Le soleil se couche pendant que la tête d’affiche de ce premier jour arrive sur scène. Le show est maîtrisé de A à Z, les morceaux s’enchaînent illustrés par un jeu de lumières et des danseurs renversants. La frontière du show avec l’excellence est fine, la prestation en devient même lisse, très voire trop calculée. Minuit approche et le public se décide à rejoindre les bras de Morphée pour se préparer au second jour qui sera fort en émotions. 

DAYTWO - Dimanche 31 mai 

Un nouvel itinéraire par le Pont de Neuilly permet une arrivée plus simple et rapide. Premier souci de la veille réglé en trois stations, parfait. Les nuages gris surplombent le site, chacun lève la tête avec l’espoir qu’ils ne gronderont pas avant le milieu de la nuit, Citizens! réchauffe les cœurs en à peine quelques titres. Les K-way fluos se dandinent en rythme face à un Tom Burke survolté. Le set est efficace, chacun y trouve son petit bonheur en oubliant quelques instants le ciel menaçant. 

Découvertes pluvieuses
Lapsley enchaîne rapidement, la jeune anglaise apaise et transporte le public dans son univers. 
Les spectateurs caressent l’ennui durant certains titres mais la chanteuse garde le cap, offrant un set agréable mais en retenue rappelant à quelques instants vocalement Morcheeba. 
La grande surprise de ce deuxième jour est José Gonzales, une atmosphère folk s’empare du Parc de Bagatelle et du public. Considéré comme LA référence  « néo-indie-folk », il a su confirmer cette hypothèse en l’espace d’un live, amenant le public à s’éclipser mentalement dans les airs. Une reprise de Massive Attack plus tard, les stands de burger bio sont pris d’assaut par les festivaliers affamés. 

Le dégât des eaux VS une fureur Badass 
Joey Bada$$ électrise le public, les festivaliers sont déchaînés de la première à la dernière minute. Les non-initiés se laissent emporter par l’ambiance sans se poser de questions, les mains sont levées allant d’avant en arrière en rythme. Son énergie redoutable a dépassé la scène jusqu’à atteindre le public, en folie. À peine âgé de 20 ans, le jeune New-yorkais a sorti son premier album studio B4.Da.$$ en janvier dernier. 
Tristesse et pluie étaient au rendez-vous durant le concert de Julian Casablancas. Une catastrophe, non-besoin d’enchaîner les arguments et adjectifs pour qualifier la prestation grotesque de l’américain. Les larmes et la pluie se confondaient sur le visage des festivaliers : un dégât des eaux. 


Ces deux jours d’ambiance colorée, festive et ensoleillée ont permis de lancer la saison 2015 des festivals, We Love Green est un oiseau de bon augure !



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