[FESTIVAL] REPORT : Solidays 2015

Nouveau record battu pour le festival, après 175 000 billets vendus l’année dernière. Cette année ce sont plus de 180 000 personnes sur trois jours qui ont foulé l’Hippodrome de Longchamp. Les bénéfices au profit de Solidarité Sida sont passés de 2,4 millions (2014) à 2,6. Une édition réussie !




DAY 1 : Vendredi 26 juin

Le soleil brille de mille feux sur l’Hippodrome de Longchamp, les sourires se multiplient dès la ligne 1 sur le visage des festivaliers.

Le premier rendez-vous se fait aux alentours de la Green Room, les visages sont peints de couleurs chaudes, les costumes sont de sortie avec leur perche à selfie. Certains prennent un « coup de vieux » au spot électro, l’ambiance est enivrée mais bon enfant. 

IZ-AAC 
Venue représenter son dernier album La Vague, la jeune femme tente à de nombreuses reprises de motiver un public avachi qui semble peu enclin à se lâcher. Son jeu de scène, moins sensuel que sur la dernière tournée, en agace certains (quatre bouteilles d’eau renversées sur son visage, « prenez soin de vous les chatons ») peut-être « too much » ? 
Le César Circus est transporté dans l’univers d’Isaac Delusion, une invitation au voyage que chacun attrape sans hésitation. Un plaisir de retrouver le quatuor qui offrit un instant généreux.

Le Domino en feu 
L’interprète de « Mexico » a enflammé le chapiteau, une prestation qui enchantera un public déchainé. Après un passage peu convaincant  à We Love Green, Hanni El Khatib a enragé Paris avec ses guitares voluptueuses, la fosse proche du nirvana se laisse aller malgré une chaleur accablante. Les titres phares s’enchaînent (« We Are Family », « Melt me »…) et sont repris en choeur par une foule en ébullition, le set se termine sur un « Yanni » transporté dans l’assistance exaltée. Let’s Rock ! 

La scène Paris charme les nuages
Quel plaisir de retrouver Paul Kalkbrenner en festival, après son passage réussi à Beauregard en 2012 ! Le son est parfaitement calé, la mise en scène est minimaliste mais efficace pour un set ensorcelant. L’ambiance dans le public est douce, agréable et séductrice. Les mains vers le ciel traduisent cette envie de ne plus toucher terre. 


DAY 2 : Samedi 28 juin 

La chaleur est toujours au rendez-vous pour cette seconde journée de festivités. Les festivaliers se pressent dans les navettes pour profiter d’une programmation ensoleillée et variée. 

Bagatelle Cotonneux, Dôme fasciné 
La scène Bagatelle accueille The Vaccines, le soleil tape sur un public connaisseur du groupe. Les titres se suivent sans réellement enjouer les non-initiés, la set-list permet de découvrir leur dernier album mais Justin Young semble se réveiller que trop tard pendant que les dernières notes résonnent. 
Un passage par la GreenRoom où Château Marmont enflamme les foules venues pour frétiller sur un set énergique. Les jeunes filles en fleurs se lâchent, lunettes sur le nez. La sensualité de Brigitte séduit l’ensemble du Dôme, le show est maitrisé. L’atmosphère est solaire, l’exotisme est au rendez-vous par la mise en scène animée par des plantes : identitée visuelle d’ A Bouche Que Veux Tu. Une jungle à la fois rêveuse et sauvage. 

Le choix cornélien : IAM ou Rone ? 
Le soleil se couche peu à peu sur l’Hippodrome, la foule impatiente se rend devant la Scène Paris. IAM entre en scène sous les cris et les applaudissements, les premiers titres entraînent la foule mains en l’air. Les rappeurs font participer le public, la réception fonctionne naturellement. « Nés sous la même étoile » lance les hostilités, chacun reprend à l’unisson dans un climat plaisant. Un passage difficile pour se rendre vers le Domino où Rone accomplit une performance vive et efficace. Le chapiteau ne peut accueillir la masse de festivaliers venue applaudir le francilien mais le son arrive au public sous les étoiles. L’espace permet à certains de danser sans retenue donnant un autre aspect au set, le jeu de lumière cache le visage d’Erwan qui laisse chacun fermer les yeux, hanches en rythme. 

La nuit ténébreuse 
Les excentriques sud-africains de Die Antwood ensorcellent Solidays, le show est insolite : danseurs de twerks, Slam en folie ! L’assemblée énergique est emmenée en quelques secondes dans l’univers farfelu du duo. Les commentaires en fin de concert sont unanimes : « une performance incroyable ». 
La découverte du festival : Habstrakt ! Un pogo se lance en milieu de set, le public est fiévreux !
Le jeune montpelliérain de 24 ans réconcilie CBB avec le dubstep dont la scène était devenue trop répétitive notamment au sein des soirées parisiennes. 


La fatigue se fait sentir, les festivaliers se dirigent prudemment vers les navettes. Les milliers de têtes avançant en rythme peuvent effrayer mais chacun rentre en sécurité sans encombre.


DAY 3 : Dimanche 28 juin

Troisième et dernier jour du festival, la fatigue se ressent mais le soleil revigore les plus cernés. 

Pop acidulée & trip-hop entrainant 
La chaleur accable le chapiteau mais les festivaliers ne perdent pas une goutte de la prestation de Yelle, les tubes sont au rendez-vous assurés par la présence de deux batteries. « A cause des garçons » fera danser la foule, le refrain est repris à tue-tête. Bagatelle accueille le retour de Chinese Man aux Solidays, la foule est grandissante au fil des minutes. 

Couleurs, orient & swing
Non loin des toulousains de Zebda, les festivaliers font le plein de couleurs  ! Un set facile, sans surprise mais efficace, le public semble satisfait. Le très attendu Fakear surprend en invitant une violoncelliste sur scène, les sonorités sont une invitation vers l’Orient.  La présence de musiciens (basse, batterie, clavier, violoncelle) donne une tout autre dimension à sa prestation : bel instant ! The Parov Stelar Band clos le festival en swing, la fatigue est vite oubliée dans les jambes des festivaliers déjà nostalgiques après ces trois jours de gaieté, de solidarité et de surprises ! 

Question organisation, comme chaque année les festivaliers sont bien encadrés sans être étouffés. Les navettes s’enchaînent, que ce soit à l’aller ou au retour, l’attente est brève malgré un nombre conséquent de festivaliers. La présence des 1500 bénévoles (merci à eux !) permet à chacun de s’orienter et d'être informé si besoin. La variété des stands de nourritures ravit toutes les bouches tandis que « Le Bout du Monde » permet des pauses ensoleillées entre les concerts sous les arbres champêtres offrant un coin d’ombre, rosé frais à la main. Un air de vacances ! 


A.Cusack

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