[REPORT] BLUE FESTIVAL

10 & 11 Avril 2015 
Dock Pullman, Aubervilliers 

C'est lors du vendredi 10 et samedi 11 qu'a eu lieu le Blue Festival, conversion de la galactique soirée "Blue Origin" proposée par la Douce Productions. Le Dock Pullman, vaisseau ayant réussi son baptême de l'espace avec succès, reprend du service, pour aller toujours plus haut, et en plus deux fois. Casse Bon Bon vous raconte.






Le Blue Festival reprend la même recette que sa grande sœur. Proposer une programmation de qualité mêlant artistes internationaux et des jeunes talents prometteurs, dans un cadre insolite et enchanteur.
Car le but de La Douce Productions est toujours le même, expédier le public hors de la stratosphère, à grand coup de beats. Fort de sa capacité de 3500m², et équipé d'une installation son & lumière époustouflante, le Dock Pullman était l'endroit rêvé pour effectuer la mise à feu. Nos hôtes voulant nous gâter, ont transformé une soirée en un festival étendu sur deux jours.

DAY 1

On connaît le chemin de la base de lancement. Une fois arrivé à la station Front Populaire, des bénévoles survoltés prennent les choses en main. Bon, il est loin le temps où chacun se rendait au bal à dos de majordomes, mais heureusement la station Front Populaire se situe à une centaine de mètres de l’événement. Pour guider ses pèlerins, La Douce Productions a encore une fois fait appel à une fabuleuse équipe de bénévoles, toujours prête à vous indiquer le chemin. C’était déjà le cas pour la BLUE ORIGIN, et c’est toujours aussi plaisant. (Oui on connaissait le chemin cette fois-ci, mais ils avaient l’air tellement heureux de nous l’indiquer donc bon…)

Une fois en face de l’édifice, et ce tout au long de la soirée, une première chose nous frappe. Bon déjà, on précise bien qu’il n’y avait personne derrière nous pour nous mettre des claques tout au long de la soirée. Ici, on parle de l’organisation, qui a été mûrement réfléchie, pour rattraper les défauts d’organisation de la BLUE ORIGIN. Plus de queue, nulle part, et ce, jusqu’à la fin. Anéantir les files d’attente est un bon moyen pour propulser le « clubbeur » au paradis, économie de carburant pour la fusée, etc.

Plus d'attente, place à la fête. Et à l'intérieur, c'est toujours aussi beau. L'immensité du lieu est animée par divers spots de lumière vraiment impressionnants, se mouvant aux grès des performances du DJ aux commandes. Les sets proposés par ces derniers ont été pertinents, et vraiment efficaces. Évoluant au cours de la soirée vers une électro toujours plus sombre, les beats se faisaient de plus en plus lourds et hypnotiques, amenant une atmosphère toujours plus électrique. On vous gâche le suspens, la programmation globale de ce festival est une vraie réussite. Les artistes défilent, et proposent chacun leur univers, nous entraînant davantage dans la démence.

Si Cesko a su nous propulser avec succès hors de notre atmosphère, c’est bien Paul Ritch qui a eu le privilège de nous faire flirter avec de bien belles étoiles. Les autres n’ont rien à envier au non moins célèbre Matthew Mcconaughey. Oui, c’était interstellaire, sincèrement. Dommage que le niveau de son soit si élevé qu’il nous ait été difficile de rester très longtemps au plus proche des artistes, et donc impossible de savourer pleinement la performance (l’auteur a les oreilles sensibles, et espère que vous lui pardonnerez un jour).
C’est donc sans tympan que nous avons fini la soirée, mais avec un fervent désir de voir ce que nous réservait le BLUE FESTIVAL pour le lendemain.


DAY 2

Même endroit, même heure (enfin pas tout à fait, nos tympans ont fait un apéro tardif). Une queue dérisoire, et c'est parti pour rejoindre la foule qui s'amasse déjà dans le hangar. Après une mise en bouche efficace proposée par Joren, c'est Claptone qui déclenche les réacteurs de la fusée Pullman. L'adrénaline qui monte au même rythme que les décibels, la sensation de vitesse est délicieuse. On a aimé. S'en suit des prestations toujours plus destructrices, finissant en véritable supernova lors des derniers sets d'Oliver Koletz et de COYU.

Mais tout ceci était sans compter sur ce système son toujours plus gourmand, avide d’innocents tympans. On les a vus ces irréductibles accoudés aux barrières de sécurité face aux DJS, dansant frénétiquement, leur sueur se mêlant au mince trait rouge émanant de leur oreilles englouties. Mais on peut le garantir, c’était tout de même une belle mort. Bravo. 

La soirée a fini de manière bien plus maléfique que la veille. On saluera ce chanceux escorté par les services de sécurité, porté tel un roi byzantin assoupi. Ou le nombre de confiseries proposés au m², ce qui expliquerait donc le jeune âge de nos compagnons de soirée ces derniers temps dans la capitale.
Un élan de mélancolie s'est donc emparé de nous lors de ce festival. Voir tous ces visages poupins en âge puis en nage se balancer au rythme électrique d'une « deep -house » de qualité, hop le coup de vieux. Mais tout le monde avait l'air heureux, tel une grande famille, dont la plupart possédés, sans masques ni artifices, seulement portés par notre amour pour la musique... Bon, personne n'y croit, très bien parfait.


En somme, avec le Blue Festival, la Douce Productions  a réussi le pari de surprendre ceux ayant participé aux deux premiers volets de la Blue Origin, en proposant une ambiance et un divertissement de grande qualité, tout en améliorant l'organisation pour le plaisir de tous. On a tout particulièrement apprécié la mise en place de barrières anti-émeute aux vestiaires, les vrais se souviendront pourquoi. (nous avons encore l'image de ces pauvres bénévoles réfugiés dans ce frêle vestiaire, pliant sous le poids de mille personnes enragées. Reposez en paix).

Pour terminer, il est important de mentionner le travail exemplaire (une des rares phrases sans ironie se cache ici) des bénévoles, pour l'organisation et l'implication dont ils ont fait preuve.

Thomas S.



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