[REPORT] 24h à Bruxelles, il fait bon vivre

Au départ de Lille, le trajet est rapide et peu coûteux (l'occasion pour les parisiens de découvrir la métropole du nord une journée avant de s'envoler pour la Belgique) il faut compter entre 7 et 9 euros pour 1h30 de trajet en co-voiturage.

13h, « Il fait bon dans le nord »
Un co-voiturage haut en couleur jusqu'à la capitale du pays plat, une conductrice ayant vécu à Bruxelles fait part aux passagers de son expérience et de ses lieux fétiches, d'un marché aux puces où chacun peut trouver son bonheur dans une ambiance sympathique et posée. En bref, une ville à vivre. La frontière est passée en moins de quinze minutes après le départ, les premiers messages des opérateurs vibrent dans chaque poche. 1h15 plus tard, la Gare de Midi brille, elle propre et agréable : le tri des déchets semble primordial dans les lieux publics. Les indications sont claires pour orienter les passagers vers leur métro respectif, un coût surprenant pour un ticket de métro (2euros10, merci la STIB) surtout lorsque l'hôtel est à deux stations.

16h, « Tu saurais me passer le sel ? »
 Les rues sont propres, les gens sont calmes et le stress est absent. Contrairement aux autres capitales, Bruxelles ne s'apparente pas à marcher rapidement sans regarder autour de soi. Les lieux touristiques ne sont pas oppressants, chacun peut respirer entre chaque selfie devant le Manneken-Pis. L'appel de la gaufre est constant proche de la Grand Place, une reproduction d'un tableau de grand maître , une boîte de chocolat mais, où sont les frites ? (les touristes fatigants Acte I). Autant les prendre en cornet puis se balader que de s'installer dans un des restaurants de la rue des Bouchers où les moules frites sont à 19 euros. .

18h « Vous cherchez le délirium café ? Vous êtes français ? »
Un passage obligé au Délirium Café afin de découvrir les multiples bières de la carte, un lieu fort touristique mais, la curiosité est plus forte. L'ambiance y est sympathique, un service au bar où les amateurs de bière découvrent un nombre de fûts impressionnant. L'anglais gigote aux oreilles davantage que le français, malgré la taille conséquente du lieu, difficile d'y trouver une place à cette heure. La terrasse dans un cul-de-sac peut sembler lugubre, mais la bonne humeur est de mise. Une « chouffe » à 10 degrés plus tard, exploration du quartier de nuit s'impose : chaque bar à son univers notamment dans la rue des Lombards où l'atmosphère rose bonbon de "C'est Ma Tournée"  donne le sourire. Entant qu'amateur de chablis, la belle Bruxelles ne propose pas que de la bière, découverte d'un bar à vin « à pouf » (par hasard) aux délices insoupçonnés : La Cave à Vin . Ici, les vins français classiques sont aux oubliettes, que de belles trouvailles.

02h « Len Faki, deux fois »
Le Fuse, présenté comme LE lieu électro par excellence propose en cette soirée de fin février : l'immense Len Faki . Tous les étrangers présents dans la ville s'y sont donnés rendez-vous, la queue semble longue fatigante mais l'arrivée se fait rapidement. Malheureusement à l'entrée, le paiement par carte bleue est à oublier  : nombreux sont ceux qui fouillent le fond de leur poche pour atteindre les 16 euros. « Vous avez une tirette à l'interieurrr » lance le « sorteur » en bas d'un premier escalier, les -effluves de son arrivent aux oreilles des arrivants : pas de bousculade, les participants sont souriants. Le prix des consommations est abordable, inutile de se ruiner pour un demi au fût (oublié la « pression » en Belgique). Quelques AR au fumoir où l'accès est plus difficile que prévu, puis l'heure fatidique des toilettes sonna. Près d'une demi-heure d'attente où les filles hurlent aux autres de prendre moins de temps, l'une explique à l'autre que la dame pipi est importante en Belgique, les poches sont à nouveau fouillées tout au long de l'escalier. Ce bémol est vite oublié lorsque que le résident du Berghain lance son set, l'ambiance est électrisée, le public belge passe plus de temps à profiter pleinement de la techno minimale que regarder si sa voisine aime son mouvement de tête comme certains parisiens (cf Len Faki à la Machine).


Un lendemain de soirée difficile mais des étoiles plein les yeux 
Bruxelles, plutôt deux fois qu'une 


A tantôt ma belle ! 
A.Cusack


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