[REPORT] : Blue Origin

Vendredi, 21ème nuit de novembre. C’était l’occasion pour vous et pour nous aussi d’aller se frotter à la Blue Origin, deuxième du nom, une de ces gentilles soirées à influences électroniques organisée par La Douce Productions.  « Gentilles » et « douce » sont des euphémismes, car étaient conviés au Dock Pullmann rien de moins que Popof, Julian Jeweil, Joren, Ilario Alicante, et Troy Pierce.

On y était donc, et on vous raconte. Vers l’infini et l’au-delà !






LE CONCEPT

« Oh non la réplique de Disney pff…», dès le début sans prévenir ? Elle va bientôt prendre tout son sens je vous assure. Car il faut bien comprendre d’où vient le nom de l’événement, sinon vous ne comprendrez jamais vraiment pourquoi vous avez été si haut… Blue Origin est au départ un programme spatial permettant au commun des mortels d’aller côtoyer le vide sidéral, à coût réduit… Ça y est, vous comprenez ? Voilà la réelle motivation de nos chers organisateurs, nous faire voyager loin, très loin. Et emmener plus de 5000 personnes (on a passé notre soirée à compter, vous croyez quoi ?) dans l’espace, ça revient cher. Proposer une salle de banquet digne de ce nom, et s’assurer que les troubadours et autres saltimbanques soient à la hauteur de l’événement, voilà les motivations de La Douce Productions. On peut vous dire qu’on a festoyé.

L’ENDROIT         

 
     
La soirée se déroulait au Dock Pullmann, dans la Plaine Saint Denis. Pas de coupe-gorges pour nous accueillir à la sortie du métro, mais des bien joyeux bénévoles pour nous indiquer notre chemin. C’était plaisant, arriver à bon port sans effort est toujours appréciable, n’est-ce pas ? On y est arrivés bien plus joyeux. Le Dock Pullmann est un gigantesque hangar de 3500m², et on assure que chaque mètre carré était consacré à la fête ce vendredi. Enfin, il fallait quand même attendre un peu, ce genre de superficie, on met du temps à la remplir. Et que c’est agréable de pouvoir danser librement, chanter librement, vomir lib… Bref passons, sans se marcher les uns sur les autres. Cette joie de pouvoir réaliser vos pas de danses préférés sans scrupules (remuer machinalement sans toucher personne), cela vous manque ? Il fallait y être.

L’AMBIANCE

                                
                                 
Pour faire rayonner un aussi gros temple improvisé de l’électro, il fallait de la préparation. La distribution sonore et le jeu de lumière étaient à la hauteur, finement orchestrés, et offraient une dimension dantesque aux sets artistiques.  Sincèrement, cela n’a pas dû être simple. Réussir à animer un si vaste lieu sans fausse note, j’en tire mon bonnet bien bas. Et puis le spectacle laser était vraiment appréciable. Si c’est en forgeant qu’on devient forgeron, ils ont dû beaucoup jouer avec les interrupteurs du salon (ceux n’ayant pas compris, voir « LesVisiteurs » de Jean Marie Poiré).
On aime aussi passer nos soirées avec des gens aussi enthousiastes que nous. Si les Parisiens sont réputés pour…  enfin vous savez de quoi nous sommes en train de parler, la Blue Origin accueillait les milliers d’exceptions qui confirment la règle. Le bonheur est contagieux, et chacun se faisait un plaisir de dire « c’est toi le chat ! » à son voisin (ce n’était pas une soirée échangisme on vous le jure).



LA PROGRAMMATION

                                      

Parlons de la chose pour laquelle tout le monde est venu, la musique. A une trentaine d’euros l’entrée, venir seulement pour le buffet est stupide. En plus, il n’y en avait même pas… (vous sentez ma déception). Le Dock Pullmann était notre fusée, et si l’on devait donner un rôle aux artistes, ce serait les réacteurs nucléaires, sans le moindre de doute. Nous propulsant à 20.000 lieues au-dessus des mers, TROY PIERCE, ILARIO ALICANTE, JOREN, JULIAN JEWEIL et POPOF ont orchestré ces ballades symphoniques avec brio, et surtout entrain. On a eu la chance de les voir à l’œuvre de près, et ils suaient d’allégresse (n’hésitant pas à frôler l’électrocution, ces héros). Les sets enchaînaient furieusement, et la foule en redemandait. Après un début timide, les vraies performances intéressantes ont pointé le bout de leur nez une fois l’auditoire assez réceptif. Toutes les performances étaient  impeccables (bon, certains en attendaient plus, et c’était parfois notre cas), on ressentait vraiment une cohésion dans les démonstrations proposées. Homogène, beau et rythmé, le voyage extra-planétaire valait le détour. Et si par malheur, on avait affaire ici à une énième playlist iTunes dont de nombreux djs de la capitale raffolent, on volerait l’iPod sans aucun scrupule, oui aucun.



ON A DONC AIMÉ
- Les bénévoles, prix du jury haut la main.
- La gestion du joli son et des lumières.
- La bienveillance des gens, comme dans un festival (Rock en Seine ne compte pas, serpents). Cela devient rare, il faut l’encourager.


ON N'A DONC PAS AIMÉ
- Le vestiaire du retour, une mise en garde à l’apocalypse.
- Le vestiaire du retour, qui aurait pu prévoir cela ?
- Le vestiaire du retour, tous ces corps oh mon dieu sauvez nous…


T.S



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