[Monsieur-Robs] LOVE MACHINE : "1989", Taylor Swift

En 2006, le monde découvre Taylor Swift, une belle blonde de 17 ans qui parle premiers baisers dans un univers country plein de fleurs et des pom-pom girls. Succès planétaire pour le premier album et pour les trois suivants avec déjà plus de vingt-cinq millions d’albums au compteur. Je n’avais jusqu’ici jamais été vraiment attiré par son univers. La country mainstream, probablement. Mais la sortie du très dansant Shake It Off  a titillé mes oreilles de pop-addict. Zoom sur 1989, le nouvel album au virage rétro-pop de TSwift sorti le 27 octobre 2014.





1989, l’album évolution.

Après ses quatre albums orientés country-ballades et le succès qui les suivait, c’était finalement un petit pari risqué pour la chanteuse de sortir un album comme 1989. En effet, à la première écoute, on comprend mieux pourquoi l’album se nomme ainsi. Ce n’est pas seulement pour faire référence à son année de naissance mais surtout pour indiquer l’univers sonore dans lequel l’artiste veut nous plonger. Les sonorités pop-rock modernes se mêlent aux synthés, aux basses et aux choristes omniprésents ce qui n'est pas sans rappeler les sons de la fin des années 80. C’est finalement un peu (OUI, UN PEU) de Madonna et de Cindy Lauper qu’on retrouve dans cet opus, et c’est plutôt rafraichissant ! Même si ce n’est pas la profondeur des textes qu’on retiendra de cet album, on notera que Taylor (qui les écrit tous, c’est déjà ça de pris) oublie pendant un moment ses histoires et déceptions amoureuses pour se concentrer sur son évolution. Les treize textes (seize sur la version deluxe) se concentrent sur sa nouvelle vie de femme, son célibat, sa vie à New-York, et finalement un peu sur ses histoires d’amours passées (elle est quand même sortie avec un des gringalets des One Direction, on comprend sa tristesse…).

1989, l’album efficace.

Dans son ensemble, c’est un album pop plutôt efficace et qui devrait plaire aux adeptes de ce registre (dont je fais partie comme vous l’aurez compris) et surtout aux fans de la chanteuse. Malgré un virage musical, elle conserve son brin de voix et son habileté à faire de la musique qui plaît (dites « mainstream » si ça vous fait plaisir, hein). Les fans de la première heure aimeront notamment le refrain tayloresque de Style et la ballade adorable How you get the girl. Pour ma part, j’ai notamment été convaincu par le tubesque Shake it Off, le très 80’s Welcome To New-York et l’envoûtant Wonderland.



1989, l’album (trop) homogène.

A vouloir faire de la pop comme toutes ses copines (Miley et les autres…), on se rend compte que l’album manque un peu d’originalité. J’ai parfois eu l’impression de revenir aux sons pop-soupe de Kelly Clarkson, à un album oublié de Gwen Stefani (I wish You would) ou encore à du réchauffé d’une actuelle Katy Perry (Wildest Dreams) déjà reine auto-désignée dans la rétro-pop, les bonbons en moins. Par ailleurs, l’homogénéité ambiante de l’album le rendra parfois ennuyeux et trop long. Selon moi, certaines pistes comme This Love, You R in Love ou encore All you had to do is stay n’ont pas spécialement d’intérêt et auraient pu être supprimées de la tracklist finale.


1989, lalbum qui va sauver lannée musicale de 2014.

Avec respectivement 5.5 millions, 8.6 millions, 5.8 millions et 6 millions de copies, les quatre premiers albums de la chanteuses avaient réalisés des scores incroyables vu l'état actuel de l'industrie. Alors que la première semaine d'exploitation de "1989" se termine, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Avec 1.7 million d'albums écoulés en seulement une semaine, Taylor Swift montre bien que l'industrie n'est pas si fatiguée et réalise par la même occasion plusieurs exploits : c'est le seul album, sorti en 2014, à dépasser le million d'exemplaires. Taylor Swift devient la première artiste à dépasser le million d'exemplaires pour trois albums consécutifs et enfin, avec 1.3 million d'exemplaires vendus rien qu'aux US, la chanteuse réalise le meilleur démarrage d'album depuis douze ans. Par ailleurs, l'artiste a décidé de retirer ses albums de la plateforme Spotify afin de motiver le public à acheter son album. Un pari osé qui pourrait faire évoluer les comportements musicaux une nouvelle fois ?

Malgré ce changement de registre, il semble donc que la nouvelle "petite fiancée" de l'Amérique soit faite pour poursuivre sa success story dans de bonnes conditions et de continuer de faire du bruit dans les charts, dans les oreilles de ses swifties (ses fans adorés) et par la même occasion dans les miennes.






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