[INTERVIEW] Nasser aux Solidays

À l'occasion du festival Solidays, nous sommes allés à la rencontre du groupe marseillais Nasser. Après avoir déchaîné les foules en 2011 avec #4, ils sont de retour sur les scènes françaises avec leur dernier album #7.





Comment est né Nasser ?
Nicolas : Nasser est né d'une envie commune de faire de la musique, Simon et moi on se connaît depuis très longtemps et on faisait de la musique ensemble puis nous avions déjà essayé de faire un groupe ensemble. En tant que réalisateurs, on faisait aussi la musique de nos films avec Romain, puis nous sommes arrivés à un moment où il ne se passait plus grand chose dans notre activité donc nous avons eu envie de créer un nouveau projet, Nasser. On essaye de nouvelles choses, si ça marche bien tant mieux, si ça ne marche pas tant pis.


Lorsqu'on parle de votre univers, on parle beaucoup d'électro-rock mais comment vous, vous pourriez la définir ? 
Simon : Il y a une énergie différente qui se dégage de l'album au live, car sur l'album on utilise plus de synthétiseurs et de boîtes à rythme et sur scène c'est plus guitare électrique, batterie où l'on tape très fort donc c'est plus cette énergie qu'on voit sur scène qui est assez rock'n'roll et sur l'album, une énergie électronique je dirais.


Vous avez utilisé en studio des appareils numériques, comment retranscrire cet aspect en live avec des guitares électriques ?
Simon : En adaptant les morceaux, certains sont assez rock'n'roll et les morceaux électro, on les adapte. Cela peut jouer sur les longueurs, sur des riffs, des thèmes où là on les joue à la guitare. C'est un travail différent, il y a différentes méthodes mais nous, on part de ce qu'on fait en studio puis on l'adapte en live. D'autres groupes composent en live puis vont en studio


On remarque une réelle identité visuelle, comptez-vous sur une prochaine tournée pour lier sur scène la vidéo à la musique ? 
Nicolas : En fait jusqu'à présent, nous avons décidé de ne pas le faire car c'est très compliqué pour nous d'intégrer de la vidéo pour que cela soit intéressant et que ça apporte vraiment quelque chose. Si l'on met juste une bâche derrière pour projeter des images de films, on ne trouve pas cela intéressant. Nous pensons qu'il faut vraiment une véritable création qui prend du temps et de l'argent pour ce genre de dispositifs, comme ont pu faire Phoenix ou Ratatat qui font des choses intéressantes lors de leur lives. Plus tard si on a l'occasion de le faire, de le créer et même baser un album à partir de ça, oui pourquoi pas ! Nous ne sommes absolument pas formés à ça mais il est vrai qu'on a mis en place un univers très minimaliste autant dans la musique que dans le visuel mais cela peut changer car on ne se ferme pas de portes, on est vraiment un groupe ouvert là-dessus.


Que représente le festival Solidays pour vous ? 
Nicolas : Solidays est un festival qui est important pour nous, il est vraiment fondateur de Nasser en live. On a commencé en 2009 où nous avons eu quelques dates au compteur puis nous avons eu la chance de nous retrouver  rapidement à l'édition 2010, c'était pour nous le premier gros festival. Pour un jeune groupe, se retrouver à un festival comme Solidays c'était vraiment un coup de fouet qui nous a envoyé là où nous sommes aujourd'hui. En quatre ans, c'est la 3ème fois qu'on fait le festival et je pense que c'est un festival qui nous met vraiment en lumière ici, avec notamment la cause Solidarité Sida qui diffère des autres festivals où l'on sent un engagement plus fort, des artistes plus tranquilles.


Comment construisez-vous vos lives ? 
Simon : Déjà, nous changeons de setlist régulièrement en fonction des scènes, de l'heure à laquelle on joue, du type de festival puis on essaie de réagir avec le public où l'on fait durer plus ou moins longtemps certains morceaux, où l'on s'enflamme un peu plus. On essaie vraiment de s'adapter en fonction de ce qu'on vit sur scène


Vous allez passer tard, votre live sera plus ciblé électro à l'image de votre dernier album ? 
Nicolas : Concrètement oui. En ce moment, on est plus souvent sur des formules d'une heure et demie sur des dates un peu plus isolées. Là, en festival, on est dans ce concept d'arriver et de proposer quelque chose en une cinquantaine de minutes donc on est partis sur un set plus electro, plus rock parce que c'est ce que les gens vont avoir envie d'entendre.


Propos recueillis par Benjamin Ribaux et Alice Cusack


Merci à l'Équipe de Communication de Solidays et à Nasser pour cet entretien. 









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