Report Eurockéennes fête ses 25 ans


Le 4 juillet sonnait l'ouverture de la 25ème édition des Eurockéennes, le festival qui tend à devenir mythique. Depuis un quart de siècle, de nombreuses pointures de la musique y ont donné des représentations, parfois leur unique date en France, comme l'a fait Lana Del Rey l'année dernière. Cet anniversaire était remplie de promesses, les habitués du festival chuchotaient partout le nom des Daft Punk. Le 17 avril, les rumeurs se sont tues, pas de duo casqué, pas d'artistes "choc", mais Jamiroquai et Blur en tête d'affiche, et une programmation tout à fait plaisante pour les amateurs de musique.

La scène française était joliment représentée, Mathieu Chedid, le poète fantasque, a fait un concert à l'unisson avec son public. Depuis longtemps intégré à la scène musicale française, M semble bien parti pour devenir un artiste incontournable, populaire sans être trivial, à la manière d'un George Brassens. A la nuit tombée, c'est Wax Tailor, groupe phare des années 2000 qui a illuminé l'Esplanade Green Room. Certains artistes sont à voir absolument en live, d'autres non, WT fait partie de ces derniers. Malgré le plaisir d'écouter à nouveau certains morceaux il manquait quelque chose, ce truc qui te lie à l'artiste le temps d'un concert, ce qui devait être dû à la prestation moyenne. En perte de sensations, c'est auprès de Major Lazer que nous pensions reprendre des forces... Le groupe dont tout le monde parle, qui te promet de te faire bouger les cuisseaux. Effectivement, nous les avons bougés, pour faire rapidement demi-tour, il s'agissait plus d'un massacre musical que d'un concert. Décevant. Et intriguant. Toute la plage se déhanchait, changeant de mouvements et de rythme au gré de la musique. Suis-je trop vieille déjà ? Pour finir cette journée, après une grosse hésitation avec La Femme, direction Boys Noize. Sa grosse techno, parfois pas très fine nous avait transcendés deux ans auparavant, au même endroit.



Le vendredi recevait le fameux français Woodkid, dont on a beaucoup entendu parler. Un show impressionnant par le jeu de lumières, je soupçonne d'ailleurs le mec d'avoir voulu provoquer des crises d'épilepsie à grands coups de flash blancs, et une musique imposante ambiance Empire de France. Après quelques détours sur le site de Malsaucy, un passage éclair et ennuyeux aux Smashing Pumpkins, nous avons retrouvé le français Gesaffelstein. Le dj qui a joué de ses charmes à la Gainsbourg, une clope à la bouche, a su faire pogoter son public. D'ailleurs, j'en profite pour lancer un appel : ok pour les pogos, mais les mecs, sachez que nous ne sommes pas dans un ring et que les gens apprécient moyennement les coudes placés à l'arrière de leur crâne. C'est d'ailleurs à ce moment douloureux, qu'un groupe de quatre personnes semblant sortir de la Concrète se sont faits un câlin commun... Chaud la techno.

Samedi et dimanche ont été des journées moins chargées. Interviews, photos, balades et discussions animées avec les festivaliers qui ressentent une baisse de chaleurosité dans le camping et le festival. Après un concert de Fauve, enivrant, c'est la programmation de Busy  P qui a attiré notre attention. Plus chargée que l'année précédente, Busy P, Cassius, Kavinsky, La Plage à Pedro a attiré beaucoup de monde, trop pour cette petite scène...  Ce qui n'a pourtant pas du tout joué sur l'ambiance, l'esprit de fête des Eurockéennes était bien là, enfin.

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