On y était : Coulisses des Victoires de la Musique 2013

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Coulisses des Victoires de la Musique 2013
8 Février 2013 
Zénith de Paris 

 


2013 s'annonce bon, alors un petit tour dans les Coulisses des Victoires de la Musique s'imposait. Cette année au Zénith de Paris, nous bravons vent et pluie pour se rendre à la Porte de Pantin afin de s'immerger dans le microcosme que représente l'industrie musicale française.
Un barrage facile à franchir pour récupérer nos bracelets qui seront nos mots de passe afin d'entrer dans chaque petit recoin autour de la salle, les tentes géantes sont prêtes à nous engouffrer mais Sheila arrive en grande pompes sortant de sa voiture aux vitres teintées entourée d'une troupe de jeunes hommes tout droit sorti de leur cabine d'UV. Nous passons le premier contrôle sans encombre avant de nous retrouver dans la fourmilière, ça siffle, ça court, ça crie de tous des côtés donc autant rester accrocher ! Les bars s'ouvrent les uns après les autres, journalistes, attachés de presse, producteurs et tourneurs se hissent le long pour attraper chacun une coupe ou deux du délicieux breuvage si prisé.
C2C rafle la mise à hauteur de 4 trophées, une joie immense se fait sentir à la sortie du plateau. Les artistes se mêlent à la foule, se laissant prendre en photo devant le fameux photocall France 2 avant de répondre aux différentes questions caméras et appareils photo braqués sur chacun d'eux. Orelsan sort de sa loge regard déterminé pour honorer son "costume" de boxer tout droit sorti de Las Vegas, puis se laisse sourire lorsqu'un jeune homme cite sa ville d'origine cassant cette image de Bad boy afin qu'on puisse entrevoir le garçon sympathique qu'il est. Durant quelques minutes, on se demande si nous sommes vraiment en 2013, il semble que Christopher Loyd soit dans les parages pour nous avoir ramené dans les années 80 : Véronique Sanson, Françoise Hardy, Lara Fabian (non mais !) ou encore Maurane sont présentes aux côtés des Shaka Ponk et des Skip The Use mais où sommes-nous ?
Une impression de déjà vu se fait sentir avec la même population que l’année passée avec quelques journalistes fraichement engagés sur D8 (le côté Canal Plus doit être plus hipster que Morandini) wayfarer sur le nez bien que la nuit soit tombée depuis un moment, les bougeant de temps à autre pour vérifier qu’on les regarde et qu’on les reconnaît surtout, tandis que quelques groupies montées sur des échasses attendent devant la loge de Sexion d’Assaut espérant secrètement être invitées dans leur loge le temps d’une chanson. Non loin de la salle de Presse, on aperçoit diverses embrassades entre journalistes et attachées de presse qui ne cessent de dévoiler leur affection mutuelle. On reconnaît les divers producteurs en les voyant se faufiler discrètement de loges en loges pour passer quelques minutes avec l’artiste dont ils s’occupent, un petit check pour les rappeurs, une petite bise sur la joue aux chanteuses et une « franche » poignée de mains aux artistes masculins de la chanson française.
Venons en aux divers artistes présents, qu’attendent il réellement de cette soirée ? Difficile de connaître la réponse sans êtes un intime de chacun d’eux. Nous pouvons tout de même essayer d’imaginer (vive les apparences !), certains n’en ont strictement rien à faire mais s’y rendent parce que c’est le « boulot », restant enfermé dans leurs loges durant toute la durée de l’évènement à fumer quelques clopes en sirotant une vodka en compagnie des « potos » avant de faire deux aller retour pour passer sur scène et répondre aux journalistes. D’autres attendent cette soirée comme le messie, misant toute leur énergie dans l’espoir de remporter le petit sésame en récapitulant les éléments de leur discours de « vainqueur », allant de droite à gauche pour rencontrer journalistes, producteurs et autres traders de la musique.  Mon préféré reste celui qui ne change pas d’emplacement plusieurs heures durant, attendant patiemment l’arrivée de jeunes filles et garçons venus demander photo ou autographe.
 La catégorie des « hasbeen » est aussi mise en scène, une chanteuse totalement « out » du circuit musical se retrouve invité à l’événement pour rendre hommage à l’une de ses anciennes copines, autant tout faire dans la démesure : arrivée avec une énorme voiture, une dizaine de satellites à ses côtés, une loge bien choisie avec maquilleurs et coiffeurs à sa disposition. En bref, se croyant pour Madonna jusqu’au bout des ongles alors que la plupart des acteurs et spectateurs de la soirée n’en ont strictement rien à faire et certains quelques moqueries sortir de leur bouche glossée la voyant arriver.
Dominique A, sacré "Artiste Masculin de l'Année" pourra après 20 ans de carrière poser sa victoire sur sa cheminée, petit message pour soutenir les salariés de Virgin Megastor venus aux portes du Zénith pour faire passer leur message. L'espace fumeur aux côtés de la sortie Plateau permet à certains photographes de travailler en s'en grillant une, on aperçoit Carl Barat sortir du plateau en se dandinant de droite à gauche de façon simple et décontracté tandis que son bff du moment, Benjamin Biolay se lance sur le passage fort rapidement afin de retrouver l'espace de sécurité que représente sa loge avant d'affronter la presse qui l'intimide grandement (qu'elle l'encense ou non).  Les heures passent et se ressemblent puis la fin du champagne sonna, le bar commence à être déserté (le Perrier n’est pas si attrayant finalement !) avec les cris de poissonniers des bar tenders nous annonçant la fin du Mumm à volonté, seule la salle de Presse fait passer quelques verres de vins, c'est la crise chez France Télévisions ! 

A.Cusack

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