"J'ai... déjà prévu de ne pas fêter la nouvelle année"

Tous les ans c'est la même chose, c'est à celui qui passera la meilleure soirée pour le nouvel an, bien que plus on vieillit plus on entend les gens dire que finalement c'est une soirée comme les autres. La fin du monde n'est pas survenue, ni toi ni moi ne pourrons échapper à cette soirée angoissante. 






On fête 2013 ou on célèbre enfin la fin de cette année pourrie, disons-le, qu'a été 2012 ? Entre la crise économique, le conflit au sein de l'UMP, le retour de Céline Dion et la fin de Twilight il nous faut bien toute une nuit pour ingurgiter et tout oublier.

Peu importe votre penchant, il ne vous reste que quelques jours pour prévoir LA soirée, la soirée qui sera dans quelques jours votre pire soirée. Parce que oui, la plupart de nos 31 décembre ont été des soirées de m**** tant on a voulu qu'elles soient réussies : manque de spontanéité. L'ennui est en "spécial guest", l'ambiance descend à la cave et les individus qui vous entourent vivent mal leurs excès.
Finalement, le réveillon ne déroge pas à la règle qui dit que les soirées improvisées sont les meilleures.

Alors ma question est : pourquoi s'acharne-t-on ?

Souvent source de discorde, doit-on la passer avec notre cher et tendre ou avec nos amis qui eux-mêmes n'arrivent toujours pas à se décider ou les deux ? Cette question résolue, il faudra ensuite choisir entre les multiples soirées de chacun de nos potes. On ne sait pas trop d'où ça vient mais on s'engage souvent à passer dans deux ou trois soirées différentes qui ont lieu aux quatre coins de Paris (loin dans la banlieue pour les moins chanceux). Une course effrénée pour profiter un maximum de cette nuit si ordinaire, on finit par être bloqué dans la ligne 6 aux douze coups de minuit, on oublie notre pochette chez Machin qui habite à Ivry et on se retrouve bloqué devant une ligne fermée avec une température aussi basse que nos cernes. On finit par atterrir dans un endroit incongru, en se demandant quand et comment on va rejoindre notre home sweet home.

Evidemment, c'est LE soir où tout est permis. "On s'met cher". Ouais on s'met cher, et on paye cher. C'est le soir où il faut payer 150€ ton restau, 50€ ton entrée en boîte et 20€ ton pass d'after les soirées ne s'arrêtant plus à 6h, "so 90's". Bouteilles, verres, taxis (lignes fermées), extras, ça y va crescendo puisque t'es riche et tu t'en fous quand tu bois. Paye tes douleurs physiques, comble ton trou financier le lendemain. Une soirée souvent décevante festivement parlement. Mais qui permet de se refaire un lot d'anecdotes croustillantes. Prenez un appareil photo si votre mémoire vous fait faux bond, c'est le meilleur moyen (avec les tickets de CB) de retracer sa soirée. Entre vomissures, erreur d'aiguillage, délires psychotiques et drames sentimentaux ("mon mec m'a confondue avec un blond") on repart sur de bonnes bases et des liens amicaux resserrés. Ou pas.

Cette année, j'ai décidé d'étudier cette soirée sous un autre angle, je reste seule. C'est mon choix, qui a été quelque peu influencé par un contexte particulier et des circonstances qui font que je n'ai presque pas le choix. Presque. L'embarrassant moment de 00H qui nous force à embrasser n'importe quel inconnu se présentant à nous, ne passera pas par moi cette année. Je pourrai enfin envoyer des messages sans faute à mes parents, sans oublier personne.

Je serai en forme pour l'after.

A.D

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