REPORTING BEAUREGARD 2012




PREMIER JOUR : Vendredi 6 Juillet



Deux heures de train, une dizaine de minutes de voiture plus tard nous arrivons sur le site de Beauregard. The Lanskies vient juste de commencer son set : le groupe originaire de la région (avec un leader anglo-saxon) ouvre le festival avec un set efficace porté par le charismatique Lewis Evans. En tout début de soirée, la jeune belge Selah Sue arrive sur la seconde scène pour nous faire vibrer avec sa voix suave et funky, une session un peu décevante comparée à ce qu'elle nous avait offert deux semaines plus tôt aux Solidays, elle n'arrivait pas à faire monter les œufs en neige dans le public, nous restions un peu sur notre faim. La troupe de Dionysos arrive sur la grande scène, l'énergie et l'envie sont au rendez vous. N'étant pas particulièrement une grande fan de leurs albums, je suis impressionnée par cette "bête de scène" qu'est Matthias Malzieu, il se lance à cœur joie dans le public en nous balançant du "rock and roll" comme on aime, invitant même le public sur la scène pour encore plus partager avec eux. 
La pluie s'invite petit à petit à Hérouville Saint Clair mais le groupe ne perd pas une miette de leur charisme, Matthias se lance dans la foule, se faisant même porter le temps d'une chanson à travers les festivaliers. La seconde scène invite Shaka Ponk, située à gauche de la scène malheureusement le son ne s'invite vers notre zone, autant écouter l'album dans sa voiture car niveau puissance c'était le néant alors que le groupe se donnait à cœur joie avec une Samaha bien en forme. 
Les Kills ne nous font pas attendre sur la grande scène, une chanteuse sublime vocalement irréprochable se balance de chaque côté de la scène devant un fond léopard rouge tandis que Jamie Hince plus réservé, exécute ses mélodies. Il est préférable de connaître pour apprécier ce show très garage qui pourrait passer pour du brouillon. Métronomy clôt cette première journée en faisant crier leur synthé, le quatuor anglais nous offre un joli set sous quelques gouttes mais le public reste enjoué. Une version live fort  satisfaisante qui a su garder le public éveillé : ils ont du talent et nous le montrent une fois de plus.

DEUXIÈME JOUR : Samedi 7 Juillet



Le beau temps ne montrera pas le bout de son nez mais le tonus des festivaliers est toujours présent. Ils arrivent tous armés de leurs bottes de pluie sur le site pour une journée chargée en festivités. Kaiser Chiefs est de la partie en début de soirée, porté par un Ricky Wilson en très grande forme (avec sa traditionnelle escalade). Les tubes s'enchaînent  tels que  "Predict Riot", "The Angry Mob" ou "Roby", laissant la foule sautiller à l'unisson, une réelle bonne ambiance se crée devant la grande scène. Notre cher Ricky s'amusa à plusieurs reprises à faire participer le public en nous faisant hurler "Kaiser" ou "Chiefs" suivant notre emplacement dans la foule ce qui fit apparaître une nouvelle fois, le sourire aux lèvres des spectateurs. 
Les averses s'enchaînent mais la bonne humeur parmi les festivaliers est toujours d'actualité, nous n'arrivons pas à accéder au concert de Sébastien Tellier dû à la boue devenue omni présente mais quelques mélodies se laissent emportées par le vent, la folie "blue" semble se former même sous la pluie.



Gossip arrive sur la grande scène vers minuit, ayant connu la folie 2008 avec deux magnifiques prestations aux Solidays et aux Vieilles Charrues, je m'attends à une bombe scénique mais au fur et à mesure des morceaux, je ne retrouve pas  ce brin de folie qui habitait le groupe dans ses jeunes années, une Beth Ditto au top vocalement mais rien ne décolle, l'impatience se fait sentir mais rien arrive. Peut être avions nous trop d'attentes ? Ils ont fait leur boulot mais rien n'en ressort bien que le site se transforma en piste de danse boueuse.
 Les Bloody Beetroots viennent clôturer la seconde journée, ils balancent leurs sons bien violents, un peu trop peut être. Nous ne pouvons  rester qu’une vingtaine de minutes parmi le public dû au côté très brouillon de leur prestation, ils sont bourrins et nous l'ont bien exposé ce samedi. 

TROISIÈME JOUR : Dimanche 8 Juillet 



Oh Joie, Oh Bonheur ! Le soleil se montre enfin. Nous nous rendons gaiement sur le site qui fut remis en place durant la journée à coup de paille sur la boue qui s'était invitée la veille. Garbage commence son set dans les environs de 19h, le retour de Shirley Manson sur scène après plusieurs années d’absence reste un événement pour certains d’entre nous. Le set a du mal à se mettre en place, une distance se crée doucement entre le public et le groupe… Certains tubes se mêlent au nouvel album mais ce n’est que vers la fin que la grande scène se réveille, un peu trop tard peut-être. 


Garbage laisse place à Franz Ferdinand sur la grande scène et dès les premières secondes nous sentons que le groupe va nous offrir un moment de folie. Ils relancent la soirée à coup de hits comme « Take Me Out » qui nous rappelle quelques bons souvenirs tout en lâchant nos mains vers le ciel en remuant en rythme. Un concert qui dura près d’une heure et demie avec une énergie bel et bien présente sur la longueur, le groupe répond même à la demande du public en jouant « Jacqueline ». Une réelle complicité se fait sentir entre le public et le groupe, ils sont de retour et rendent le parc de Beauregard avec un sourire impossible à faire disparaître pour le reste de la soirée. 


Les Nantais de Pony Pony Run Run se lancent ensuite sur la seconde scène et font vibrer le public avec un « Hey You » plus que réussi, nous les croisons quelques heures plus tard très disponibles pour leur public à coup d’autographes et de photos de groupe. Le très attendu Paul Kalkbrenner vient ensuite clôturer l’édition 2012 avec un set sans fausse note et un line up divinement construit par le berlinois. Le public est conquis du début à la fin, Paul K. nous laisse avec ses deux titres-phares « Sky and Sand » et « Aaron » qui firent planer l’ensemble des festivaliers présents pour un final plus que satisfaisant.

Le Festival Beauregard a une nouvelle fois réussi à nous faire rêver, planer, danser et chanter en cœur grâce à une programmation riche en diversité. Une convivialité sans limite, un site agréable avec ses 33 hectares prêt à nous accueillir chaque jour qu’il pleuve ou qu’il vente. 


A.Cusack

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