Live Report Eurockéenes



 Vendredi 29 juin :

      La 24ème édition des Eurockéennes s'est ouverte ce vendredi 29 juin sur la presqu'île de Malsaucy, le soleil et la chaleur estivale étaient au rendez-vous. Pour cette première journée les programmateurs ont mis des groupes français sur le devant de la Grande scène : Dionysos, Hubert-Félix Thiéfaine, Shaka Ponk ces derniers ont clôturé la scène vendredi soir. Des scènes toujours aussi diversifiées, des groupes plus ou moins connus mais toujours de jolies découvertes à faire.
      La révélation rock de l'année Hanni El Khatib a fait un show sans fausse note, en libérant toute l'énergie contenue dans ses morceaux avec une imposante aisance scénique. Les fans étaient au rendez-vous, ambiance rock et bon enfant dans le public, Hanni El Khatib a réussi à convaincre des gens de tous les âges. Ce qui n'a malheureusement pas été le cas pour les Kooks, eux aussi sur la Green room devant un parterre de spectateurs, leur live révélant une probable lassitude des jeunes Anglais, pas d'entrain et pas d'ambiance.
      Changement d'ambiance avec le groupe C2C, les quatre français quatre fois champions de DMC (Disco Mix Club) ont posé leurs platines à 00h30 sur l'Esplanade Green Room pour électriser les festivaliers venus nombreux pour bouger sur leur breakbeat. On peut évidemment parler de performance, renforcée par une réalisation scénique, chacun ayant un écran sur lequel les images défilent en fonction du son joué, un show qui se fait donc obligatoirement de nuit.
       Pour clore cette première journée, Factory Floor a joué sa musique post industrielle sur la plage, scène parfaite pour l'ambiance dégagée par ce trio anglais. Musique électronique répétitive, lancinante, elle se rapproche de ce que faisait Mark Stewart icône du post punk britannique dans les années 80.
      Evidemment, le concert de la journée était celui d'Amadou et Mariam pour lequel Bertrand Cantat est monté sur scène, ce qui marque son retour dans les grands festivals rock, il n'avait pas participé aux Eurockéennes depuis 2002. L'artiste était tout en discrétion en début de concert, puis a peu à peu conquit l'espace, finissant par une reprise de Led Zeppelin. Cette scène a été une véritable réussite puisqu'elle a rassemblé dans les 25.000 festivaliers.



Samedi 30 juin :

      Cette journée était probablement la plus attendue, tout d'abord pour les deux heures de concert du groupe mythique "The Cure" sur la Grande scène, mais aussi pour la plage électronique qui a été programmée par Busy P le créateur du label Ed Banger.
     Une tempête avait été annoncée en fin d'après-midi, les concerts ont continué. Les concerts de la plage ont commencé avec Django Django, le nouveau groupe pop/rock encensé par la critique, ils nous ont fait voyager tandis ce que le ciel de Belfort se couvrait. Ils ont été suivis d'Electric Guest, Asa Taccone le chanteur était plein de l'énergie et enthousiasme des débutants, malheureusement le live manquait de rythme, les morceaux n'étant pas assez accrocheurs.
     Le passage de Kavinsky restera probablement gravé dans la mémoire de tous ceux qui y ont assisté, un moment rare. Le ciel devenait noir, ambiance apocalyptique avec un Kavinsky qui a adapté son set au temps. De l'électro punchy agrémentée d'éclairs et de rafales de vent, spectacle coupé beaucoup trop tôt à cause de la pluie diluvienne qui commençait à s'abattre sur le site.
     Plusieurs concerts ont été annulés, la scène de la plage a été fermée représentant sûrement trop de risques dus à son exposition particulière. Les concerts ont finalement pu reprendre, le temps s'étant apaisé, laissant seulement la gadoue comme marque de passage, chacun avait dans la tête la chanson écrite par Serge Gainsbourg :
                                               "Du mois de septembre au mois d'août
                                                Faudrait des bottes de caoutchouc
                                                Pour patauger dans la gadoue,
                                                La gadoue, la gadoue, la gadoue
                                                Ouh la gadoue, la gadoue"



     Pour se réchauffer, le groupe Die Antwoord a su mettre l'ambiance, leur atmosphère humoristico-malsaine a captivé la foule. Pas un seul moment de répit, les artistes originaires d'Afrique du Sud ont donné toute l'énergie qu'il est possible de donner en une heure de concert, "Evil Boy" "Baby's On Fire" "I Fink U Freeky" les titres phares n'ont pas eu un moindre succès. 
     L'évènement de la journée était le passage du groupe mythique The Cure sur la Grande scène, il est d'ailleurs probable que le site du festival n'a pas été évacué lors de la tempête grâce à eux. L'horaire de passage a été décalé d'une heure, mais les fans ont malgré tout assisté à un peu plus de deux heures de concerts, la nostalgie planait sur la presqu'île.
     Enfin, la deuxième tête d'affiche de ce samedi Justice, une foule moins nombreuse qu'on imaginait, sûrement à cause des départs précipités lors de l'orage. Une ambiance mitigée, le duo français n'a pas fédéré les foules, une musique répétitive et peu accrocheuse, la déception du festival surtout lorsque l'on sait de quoi ils sont capables. 



Deux jours d'ambiance survoltée, une programmation toujours aussi éclectique et surprenante mêlant groupes pionniers, artistes sur-médiatisés et groupes undergrounds, il y en a pour tous les goûts. Chaque année les programmateurs du festival nous permettent de découvrir des artistes émergents, une véritable aubaine pour nous, fans de musique, et pour les artistes à qui on laisse l'occasion de se faire connaître.


A.D

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