Le week-end dernier, I LOVE TECHNO faisait son entrée dans le paysage Belge de Gand. I Love Techno, anciennement appelé The European Techno Tour, créé en 1995 par les deux personnages que sont Johan Dewylde et Donatien Pochet. Quatre années plus tard, le fondateur du club Bruxellois Fuse, Peter Decupeyre en repris la direction et le renomma "I LOVE TECHNO". Depuis maintenant plus de dix ans, le festival nous offre une programmation plus que satisfaisante avec une gamme d'artistes tels que Daft Punk, Laurent Garnier, Tiga ou encore Carl Cox. Pour l'occasion un lieu tel que le Flanders Expo de Gand, offre aux participants près de six salles pouvant accueillir près de 6000 personnes ce qui n'est pas négligeable et permet un public plus que large (dans le sens figuré autant que littéral), une version "out door" fut testée sur le site de Balendijk chez les neerlophone de Belgique en juillet 2003 mais  l'automne reste l'époque de l'éléctronisme absolu !

Notre chère A.D en a fait l'expérience lors de l'édition 2011, elle nous est revenue le sourire aux lèvres avec une folle envie de faire virevolter son corps un bon nombre de fois encore, lors de diverses soirées parisiennes sur de l'électro de plus en plus provocante et jusqu'à même se rendre lors de l'édition française le 17 décembre 2011 dans la ville de Montpellier.

(campagne pour les dix ans le 12 novembre 2005)

En voici ses impressions, ses sentiments, son point de vue :

SAMEDI 12 NOVEMBRE 2011


"Ce week-end je suis allée au festival I LOVE TECHNO, comme près de 40 000 personnes. De le dire j’en ai encore des frissons, aujourd’hui je rêve d’avoir l’ancien pouvoir de Curtis (Misfits, mélangeons les plaisirs) afin de revivre à volonté cette nuit et de tout voir. Oui c’était génial, le seul problème c’est qu’on ne peut pas tout voir, la plupart des «gros artistes» se superposent, il faut donc faire des choix. Voici ma line-up, plutôt optimiste, plutôt débutante, dans ce festival je pensais tout faire, je nous ai surestimés. Nous n’avons vu que sept artistes au final, ça aurait pu tenir du marathon sans les pauses cigarettes assis près des toilettes, seuls endroits où nous pouvions nous asseoir sans aller trop loin des salles.
Aucun problème d’organisation, ni pour les bus partant de Paris, ni même sur place: un immense hangar pour les entrées donc peu de cahotements, un deuxième immense hangar pour les vestiaires donc pas de file d’attente. Seul bémol, je ne savais pas qu’en Belgique on ne pouvait retirer que par tranches de 50e… Oui, si vous n’avez pas pris assez d’espèces vous pouvez trouver des guichets sur place (au chaud même!) mais le minimum est de 50e, enfin petit souci qu’on oublie vite puisque nous sommes riches quand nous sommes bourrés ou autre. Il est certain que sur le festival nous sommes poussées à la consommation: minimum 10 e de tickets boisson (8 tickets, sachant qu’une bière est à 2 tickets), et les fameuses toilettes à 50 centimes le passage.
Bref, après tous ces détails techniques passons aux choses sérieuses: l’art, l’ambiance et le vécu. Malgré ce qu’on aurait tendance à penser, les gens n’étaient pas trop drogués ou alcoolisés, une ambiance bon-enfant avec des sourires, des gens un peu loufoques mais aucune agressivité. Je me demande d’ailleurs, si avec des festivals électro comme celui-ci, la musique électronique ne serait pas en train de devenir ce que le rock est aux années 60/70, un mouvement en marge de la société. En regardant les gens à I LOVE TECHNO on pouvait se rendre compte qu’il n’y avait pas de code de conduite, pas de bienséance, pas d’interdiction, ce qui est moins visible dans les soirées électro normales mais toujours présent quand on regarde bien.
La musique, le son …Parfaits. A certains endroits on ne ressentait pas vraiment les vibrations, ce qui est pardonnable étant donné la taille des salles (environ 6000 personnes chacune). Pour les meilleures prestations: Paul Kalkbrenner en live est toujours un moment presque magique une parenthèse dans la parenthèse; Raving Georges une jeune Djette a fait un set sans fausse note, à suivre de près; enfin les Subs qui perfectionnent de plus en plus leur jeu de scène et adaptent parfaitement leurs morceaux pour le live. En revanche, Fritz Kalkbrenner ne donne pas grand-chose pour son live presque soporifique si le son n’était pas aussi fort, ce qui est vraiment dommage car certains de ses morceaux pourraient gagner en envergure grâce à la scène. Pour finir, les Crookers, qui ont fait la même chose qu’au I LOVE TECHNO 2010 (du moins pendant les 20 minutes où nous y étions), live que je connais par cœur, décevant pour la fainéantise mais extrêmement bon forcément, allez juste un carton jaune. Pour ceux qui se demandent pourquoi je n’ai pas parlé de Boys Noize: «salle complète», ne remuons pas le couteau dans la plaie.
I LOVE TECHNO est un festival à faire, une programmation variée (techno, électro, dubstep, deep house…), pointue: le paradis pour nous, jeunes «électroniqueurs». Le festival a fait trois nouveaux adeptes."

A. D




Pour les Français, n'oubliez pas le 17 décembre à Montpellier ! On se motive, on fait péter la carte bleue et VAMOS ! 

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